Archives de catégorie Nouvelles

ParYaneck Chareyre

Intervention Comics sur France Culture pour Walking Dead

Walking Dead dans Le rayon BD sur France Culture: Yaneck Chareyre intervient avec Thierry Mornet éditeur Delcourt

Walking Dead dans Le rayon BD sur France Culture

J’ai participé à une émission de radio spécialisée Bande Dessinée pour Radio France, sur un sujet spécifique du Comic Book : Walking Dead. Je reviens pour vous sur ce moment particulier.

France Culture et Le Rayon BD

Connaissez-vous l’émission, Le rayon BD, proposé par France Culture depuis le début de cette année radiophonique?
Peut-être êtes-vous passé à côté et c’est vraiment dommage. Le journaliste Victor Macé de Lépinay  propose chaque semaine trente minutes d’analyse d’un sujet de bande dessinée. Il parle tout autant d’un auteur en particulier que d’une œuvre ou d’une thématique.

Walking Dead, les zombies c’est presque fini!

J’ai donc eu la chance d’être le co-invité dans l’émission diffusée de dimanche 20 octobre 2019.
Le sujet en était Walking Dead, le célèbre comic-book de zombies, à l’occasion de la conclusion de la série. Thierry Mornet, directeur de la collection Contrebande chez Delcourt, était l’invité principal. Il a pu revenir en tant qu’éditeur de la version française, sur le succès de l’oeuvre de Robert Kirkman, Tony Moore et Charlie Adlard.

Pour ma part, j’ai donné mon avis sur plusieurs sujets. J’ai parlé de l’importance du réalisme dans le trait du dessinateur. Puis j’ai disserté quelque peu sur la vision américaine du survivalisme développée au fil des épisodes.
Le tout donne un rendu vraiment riche et intéressant. J’espère que cela vous plaira.

Yaneck Chareyre, la Comic Con Paris et le Prix comics de la Critique ACBD

Le journaliste a aussi fait dévier notre discussion autour de la place du comic-book dans le marché français de la BD. Actualité oblige, nous sommes passés par la prochaine Comic Con Paris.
Il faut dire que j’aurai la chance d’y remettre le premier Prix comics ACBD de la Critique, dont je suis le coordonnateur. Le gagnant de ce prix sera révélé ce lundi 21 octobre. Une information que je relayerai en ces lieux.

Si cette actualité vous amène sur ce site, sachez qu’il est possible de me contacter pour animer une conférence sur le comic-book ou tout autre sujet lié à la Bande Dessinée.

 

 

ParYaneck Chareyre

Top 9 Bande Dessinée, Manga, Comics 1er semestre 2019

Bonjour à toutes et à tous!

La torpeur estival commence à exercer ses effets sur la production bande dessinée en France. Autrement dit, les dernières mises en rayon se font cette semaine et après c’est black out jusqu’à mi-Août.

C’est donc le bon moment pour vous offrir une petite sélection des albums qui m’ont marqué sur ce premier semestre. On va faire ça par ordre alphabétique. Sur chaque titre, je mets en lien la chronique ou la critique que j’ai pu écrire à son propos. Pour vous donner une idée, j’ai lu environ 108 nouveautés 2019 à ce jour.  Je suis ravi de ne pas avoir eu à toutes les acheter, je le reconnais.

Prêts? Vous allez voir, y’a vraiment de bonnes choses!

 

Dans la tête de Sherlock Holmes tome 1, bande dessinée signée Cyril Liéron et Benoit Dahan, parue chez Ankama au mois de Mai.

Une bd destinée à un public adulte, car vraiment orientée références autour du plus célèbre des détectives.
Sa force, c’est un sens de la narration extrêmement intelligent. Les auteurs nous entrainent dans la tête du personnage afin de nous permettre de visualiser ses raisonnements et analyses.
C’est une excellente façon d’utiliser les ressorts narratifs du médium Bande Dessinée.

 

 

 

 

 

Fatma au parapluie tome 1, de Mahmoud Benamar et Soumeya Ouarezki, chez Alifbata, publication d’Avril.

Un dessin qui nous rappelle le travail de Sergio Toppi, une intrigue qui nous fait découvrir les relations entre femmes algéroises, ce tome 1, presque un premier album, est un des meilleurs albums de cet année. Mais un album sans doute trop peu connu vu son faible tirage.
Alors si vous ne devez en retenir qu’un dans cette sélection, croyez-moi, c’est celui-ci.

 

 

 

Le dernier atlas tome 1, par Fabien Vehlmann, Gwen de Bonneval, Hervé Tanquerelle et Fred Blanchard. Publication Dupuis de mars.

Un des rares albums que je n’ai pas eu l’occasion de critiquer ou chroniquer cette année. Mais il a été tant mis en avant par mes collègues journalistes que j’ai voulu le lire afin de ne pas passer à côté d’une bonne lecture.
Et clairement, on est sur une proposition dingue. Un scénario qui mélange polar, intimisme et monstres géants. De la BD d’aventure qui fait réfléchir, sur un dessin entraînant. Je vous intrigue? N’hésitez pas, vous ne serez pas déçu!

 

 

 

 

 

Le dernier des été, par Alfonso Casas, paru en janvier aux éditions Paquet.

Une belle lecture de saison? Le dernier des été est ce qu’il vous faut. Un bel ouvrage bien édité, qui met en avant une histoire douce-amère, un questionnement sur l’adolescence, une découverte de l’homosexualité. Un ouvrage très sensible avec un dessin qui vous fera beaucoup de bien. Sur la plage ou dans votre transat de vacances, c’est juste parfait.

 

 

 

 

 

 

Les montagnes hallucinées tome 2, par Gou Tanabé, paru chez Ki-Oon en mars.

Evidemment, vous commencerez par le tome 1 de ce diptyque adaptant l’oeuvre de HP Lovecraft. En deux tomes de ce manga, vous prendrez une succession de claques visuelles qui vous fera en redemander. Gou Tanabe retranscrit parfaitement l’ambiance malsaine des univers de Lovecraft avec un dessin d’une précision chirurgicale. Pas de fantasme dans le dessin, mais une cruelle et froide réalité. Et de la folie partout…

 

 

 

 

 

L’odyssée d’Hakim tome 2, par Fabien Toulmé, sortie de juin chez Delcourt.

Là encore, vous lisez le tome 1 sorti l’an dernier, mais comme il est aussi bon que ce tome 2, vous en serez gagnant.
Une histoire vraie, qui nous plonge au plus près du parcours d’un homme obligé de quitter la Syrie. L’humanité des migrants… Une oeuvre indispensable aujourd’hui, pour ne pas se tromper sur qui sont ces personnes qui risquent leur vie en espérant pouvoir vivre en paix en Europe.

 

 

 

 

 

Mister Miracle, par Tom King et Mitch Gerads, paru en mai chez Urban Comics.

Un personnage créé par Jack Kirby, une maxi-série en 12 épisodes qui sanctifie le gaufrier en 9 cases sans jamais nous lasser, des épisodes épiques avec des armées qui s’affrontent… C’est tout ça et bien plus encore, Mister Miracle. Un des meilleurs comics mainstream de cette année. Il ne demande pas de bien connaître l’univers DC Comics et s’apprécie fort bien sans ces références. Un pavé à acheter et un excellent moment de lecture en prévision.

 

 

 

 

 

Ninja-K, par Christos Gage, Tomas Giorello, Juan José Ryp et Roberto de la Torre, paru en avril chez Bliss Comics.

Le super-héros, c’est bien. Ce n’est pas sale! Alors quand on a de bonnes propositions en la matière, dans un style très classique du comic-book mais pourtant moderne et entrainant, il faut le mettre en avant. Valiant le fait très bien et j’ai choisi cet album parce qu’il se lit sans avoir besoin d’avoir lu toute la prod de cet éditeur avant. Alors même qu’il vous fera découvrir tout l’univers. Une excellente porte d’entrée avec beaucoup de fun, d’action et des genres explorés très différents.

 

 

 

 

 

Tumulte, par John Harris Dunning et Michael Kennedy, sorti en mai chez Presque Lune.

Pour terminer, laissez-moi vous proposer un polar psychologique anglais déroutant. Qui commence comme une histoire de mâle quadragénaire mal dans sa peau pour terminer en complot avec tueuse professionnelle. Avec des pages jouant sur la symbolique du psychisme du personnage principal. C’est fou, c’est un dessin un peu guindé et une mise en couleur décalée… A réserver aux lecteurs les plus audacieux…

ParYaneck Chareyre

Schuiten n’est pas une référence (quand il arrête la bande dessinée)

François Schuiten auteur de Bande Dessinée

François Schuiten au festival de Solliesville- Wikimedia

Ce week-end, les réseaux sociaux de la bande dessinée se sont enflammés comme une pinède corse en plein été. La faute notamment à l’auteur François Schuiten qui, en plein lancement de son Blake et Mortimer, a annoncé la fin de sa carrière de bédéaste. Pourtant, à mon sens, la situation du monument de la bd Schuiten n’est en rien représentative des difficultés des auteurs et autrices de bande dessinée. Voici pourquoi!

L’OBJET DU DELIT SCHUITEN

Qu’a donc dit François Schuiten pour échauffer les esprits ? Il a annoncé à mes confrères d’Actua BD qu’il arrêtait la bande dessinée car il n’avait plus la possibilité de s’investir comme il le souhaitait sur ses albums, au vu du montant des revenus versés par les éditeurs pour cette création.

De fait, il met en avant une réalité : les éditeurs bd proposent aujourd’hui des contrats de moins en moins bien rémunérés. Il n’est pas rare de se voir proposer moins de 10000€ pour une année de travail à temps complet. Faites le calcul vous-même et voyez si vous auriez envie de travailler pour un tel revenu.

Voyant d’année en année leurs conditions de travail baisser en qualité de par les mutations de l’univers économique de la bd, les auteurs et autrices de bande dessinée sont sur les dents sans qu’aucune piste d’amélioration ne se profile.

NON, SCHUITEN N’EST PAS LA NORME!

A la suite de cette déclaration, de nombreux artistes se sont sentis solidaires du co-créateur des Cités obscures et l’ont soutenu. Pourtant il me semble qu’il y a erreur. C’est vrai, il est important que les monstres sacrés, les gros vendeurs, s’affichent aux côtés de leurs collègues moins bien lotis. Mais la demande de Schuiten est une demande de star qui ne correspond qu’aux besoins d’une minorité d’auteurs et autrices au sommet d’une glorieuse carrière.

Schuiten veut être un artiste. Il veut pouvoir passer plusieurs années sur un projet bd et ne se consacrer qu’à celui ci. C’est une démarche noble et éminemment respectable. Mais la bande dessinée est avant tout une industrie. Et sa posture n’est pas concevable dans un tel contexte.

Certains bédéastes, tout autour de la planète, font le choix de s’extraire de cet environnement. Cela s’appelle l’auto-édition. Les artistes redeviennent autonomes, totalement libres de leurs rythmes. Comme peuvent l’être peintres ou plasticiens.

Mais – « spoiler »- à de rares exceptions ça ne paye pas. Ou, pour que cela paye, la posture exige de remplir de nombreuses autres activités professionnelles. En dehors du mécénat, d’un conjoint très bien payé ou un grand oncle d’Amérique, la création artistique chimiquement pure n’existe pas. Elle s’associe toujours à d’autres métiers. Il n’y a donc pas de raisons qu’elle s’incarne dans un système industriel basé sur la nécessité du profit. Et donc, l’attente formulée par Schuiten est hors de propos. Il n’a même sans doute jamais réellement bénéficié de telles conditions. Et il n’y a qu’à suivre sa carrière de scénographe ou d’artiste global, pour vérifier qu’il a sans doute régulièrement bénéficié de gros contrats hors bd nourrissant bien mieux son homme.

LE VÉRITABLE ENJEUX : LA JUSTE RÉMUNÉRATION DE LA CRÉATION EN BANDE DESSINÉE

« L’industrie » de la bande dessinée… La réalité est dure. Sans structure éditoriale il est très compliqué de faire vivre une bande dessinée. Même s’il est devenu beaucoup plus facile de faire imprimer un album, le cœur de la démarche, à savoir donner à lire un propos, reste coûteux et compliqué. À moins de passer par le pur numérique. Mais la France fétichise à raison l’objet livre et la culture de la gratuité du net constitue un autre frein. Gagner sa vie hors de ce système est réservé à une poignée d’individus dont on peut douter qu’ils fassent exemple.

Logo des Etats Généraux de la BD

Il faut donc faire avec ce contexte industriel pour le plus grand nombre des auteurs et autrices de bd. N’escomptez pas trouver ici la solution au problème du système économique de la bd. D’autres plus intelligents que moi s’y cassent les dents avec d’autant plus de motivation qu’ils sont les premiers concernés.

Mais la position de François Schuiten m’incite à revenir à un élément bien plus basique : la juste rémunération du travail des artistes.

La Bande Dessinée est une industrie!

Être justement rémunéré, c’est être payé de manière décente pendant toute la durée de sa production de richesse. Scoop, c’est pour cela qu’on a créé le salaire minimum pour le salariat. Pour que le travailleur puisse subvenir à ses besoins pendant qu’il emploie sa force de travail. Cela ne concerne pas les artistes pourrez-vous me rétorquer. Mais la bd n’est pas un art (ou seulement sur le plan conceptuel), c’est une INDUSTRIE DE L’ART. Une industrie qui vit depuis plusieurs décennies au dessus de ses moyens. Profitant de vides juridiques (l’auteur est supposément un partenaire de l’éditeur, ce qui est une belle foutaise) et d’une incapacité des travailleurs à se structurer autour de leurs intérêts communs, l’industrie de la bd paye à faible coût sa main d’œuvre et matière première, la création. Si les industriels de la bd payaient le juste coût de production des livres, tout s’écroulerait. Moins de livres seraient publiés, moins d’auteurs verraient leurs idées concrétisées sous forme d’album.

Je suis donc en train de demander à ce que le système s’écroule. Paradoxal n’est ce pas ? Pourtant la solution consistant à laisser le système perdurer n’amènera pas un résultat fort différent. Parce que l’industrie de la bd à besoin d’un rythme de sortie régulier. Ce besoin n’est pas compatible avec un emploi principal hors création. Demande-t-on à un cinéaste de filmer sur son temps libre? Si les éditeurs et les lecteurs souhaitent pouvoir lire à l’avenir régulièrement des artistes au dessin exigeant il faut que les artistes puissent se concentrer sur leurs travail. On ne peut pas faire du Marini ou du Delaby en dessinant quatre heures après sa journée de boulot. Ou alors en prenant trois fois plus longtemps. Et donc en sortant moins souvent des albums. Que Guy Delcourt par le passé, ou Yves Schlirfe ce week-end, poussent les auteurs en ce sens, c’est scier la branche qui les portent.

QUEL AVENIR ALORS ?

Malheureusement, la solution passe sans doute par moins d’artistes, mieux payés. Pour la production de leurs planches comme dans la valorisation de leur travail. Peut-être par un statut de salariés en contrats de mission ou en cdd. Oui ce n’est plus être artiste. Mais même les grands anciens assumaient de travailler pour une industrie. Et ils n’étaient pas moins bien traités qu’aujourd’hui.

François Schuiten arrête, mais la plupart des artistes de bande dessinée aujourd’hui, se contenteraient juste d’un revenu correct pour produire un album par an.
Si ce sujet vous intéresse, pour animer une formation ou une conférence, je me tiens à votre disposition.

ParYaneck Chareyre

Création du Prix Comics de la Critique ACBD

L’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée, à laquelle j’appartiens, a voté en assemblée générale, samedi 16 mars, la création du Prix Comics de la Critique ACBD.

Jusqu’à présent, l’association remettait le Grand Prix de la Critique, le Prix Québec ACBD, le Prix Jeunesse ACBD et le Prix Asie ACBD.
Il manquait jusque là de mettre en avant un pan majeur de la bande dessinée mondiale, celui qu’on appelle Comic-book. C’est désormais un manque corrigé.

Le prix Comics de la Critique ACBD récompensera un album de bande dessinée paru initialement en anglais, publié par un éditeur anglophone dans une zone culturelle liée aux comic-books et traduit en français pour la France. Ce titre, conformément à la politique de l’ACBD, portera une forte exigence narrative.

Le prix sera annoncé au début de l’été et remis lors de la Comic Con Paris.

J’aurai le plaisir et l’honneur de coordonner ce prix pour l’Association. Et nous espérons bien mettre en avant toute la diversité et la profondeur du monde des Comic-Books! Rendez-vous dans quelques mois…

ParYaneck Chareyre

Making-off : Le critique BD est-il un éditeur raté?

Il est de bon ton de blâmer les critiques et de leur nier toute créativité. Pour cela, il y a la fameuse phrase « le critique est un auteur raté », donc un frustré incapable de réaliser ce qu’il conteste. En écrivant mon article consacré au livre Et pourtant elles dansent, publié cette semaine sur le site 9eme Art.fr, je me suis perçu différemment. L’espace d’une critique, j’ai eu le sentiment de voir le potentiel d’un album, ce qu’il aurait pu être d’autre. Se pose donc une autre question : le critique serait-il un éditeur raté?

 

 

On dit du mal ou on se tait?

Mais avant de parler de cette perception « éditoriale », quelques mots sur l’aspect négatif de la critique en question. N’hésitez pas à passer lire la critique d’abord avant de lire cet article. D’une certaine façon, vous avez ici l’explication de texte.
Doit-on critiquer négativement un album? En sachant que sur 9eme Art, j’ai une critique par semaine, a quoi dois-je consacrer mon temps? A promouvoir un album coup de coeur qui sera en manque de visibilité ou à décrypter les faiblesses d’une Bande Dessinée que peut-être les gens n’iront pas acheter?

Habituellement, j’ai une réponse simple à cette question. Je n’ai pas beaucoup de temps, pas beaucoup d’articles, donc je défends plus que je ne dénonce. Seule exception à cette règle, quand un « grand » auteur installé livre un travail indigne, il me semble important que le lecteur en soit informé. Quand il y a manifestement tromperie sur la marchandise.

Subjectivité ou objectivité?

Mais donc, rien de tout cela avec Et pourtant elles dansent, signé chez un petit éditeur, par un auteur peu connu. Typiquement le genre de livres que je laisse poliment de côté habituellement quand ils ne me plaisent pas.
Mais notez bien que l’article n’est pas en mode « je n’aime pas, bouh c’est caca ». Je ne l’ai pas écrit pour exprimer une subjectivité mais bien pour mettre en avant des faits objectifs.


« Parce que l’objectivité tu y crois? », pourrez-vous me répondre. Et non, je n’y crois pas. Paradoxe?
Je crois en notre subjectivité totale, mais je crois aussi que dans un art, il y a des règles de créations, une grammaire, un vocabulaire, qui permettent d’identifier plus objectivement ce qui est réussi par rapport à ce qui est raté. La Bande Dessinée ne fait pas exception.

A la lecture de Et pourtant elles dansent, j’ai identifié des mécaniques qui ne me semblaient pas fonctionner correctement et qui auraient pu donner un tout autre album, plus efficace me semble-t-il. Mais ce faisant, ne suis-je pas en train de me prendre pour un éditeur?

Et si tu restais à ta place bonhomme?

C’est quoi un bon critique Bande Dessinée? Pour moi, il doit rassembler deux qualités complémentaires : une bonne connaissance de l’art dont il parle tant sur la technique que sur le « background » de cet univers; une réelle capacité à transmettre des émotions par rapport à sa propre lecture.
Ces connaissances peuvent être empiriques, il n’est pas besoin nécessairement d’avoir produit pour comprendre. Et il y a deux types de producteurs sur un album de Bande Dessinée. Il y a les auteurs, mais il y a aussi l’éditeur. Qui, normalement, ne doit pas être inutile dans le processus créatif.

A quoi ça sert un éditeur? Je parle bien sûr de la personne, pas de la structure éditoriale. Un éditeur (ou une éditrice), ça doit pouvoir percevoir le potentiel d’une oeuvre alors qu’elle n’est que projet. A chaque étape du processus créatif, il doit pouvoir guider les auteurs pour leur permettre de réaliser le meilleur travail possible. Quitte à les chambouler, à les sortir de leur zone de confort. Un éditeur n’est pas, me semble-t-il, simplement le servant des auteurs (même s’il est aussi là pour leur faciliter le travail).

Et donc oui, en lisant l’album publié par Des ronds dans l’O, je voyais, au fil des pages, les promesses éditoriales qui m’avaient été faites et qui n’avaient pas été tenues. Se dessinait peu à peu dans ma tête, des propositions techniques qui auraient permis d’apporter plus de souffle, de corriger des défauts intrinsèques à la direction choisie par l’auteur (le reportage bd, pour être clair).
Je connais bien et j’apprécie Marie Moinard, l’éditrice de Des ronds dans l’O, qui se bat pour faire vivre un catalogue au fond extrêmement pertinent. Mais face à ce manque perçu, ressenti, j’ai eu envie d’écrire. Il y avait des questionnements objectifs à proposer au lecteur et pas simplement une critique basique et sentimentale.

 

 

Alors j’y suis allé, j’ai fait mon pseudo-éditeur.  Editeur raté, je ne sais pas, je n’ai jamais essayé de l’être (commençons par devenir auteur, ce qui va très rapidement se produire, maintenant). Mais pour une fois, j’ai eu envie de partager avec le lecteur une compréhension technique. Désolé pour l’auteur, Vincent Djinda, qui se retrouve en sujet d’étude. J’espère au moins ne pas avoir été injuste à son égard. En tous cas, clairement, je n’aurai pas été « sympa ».
Mais est-ce le rôle d’un journaliste-critique?

 

ParYaneck Chareyre

Mon année Bande Dessinée 2018

Une année de Bande Dessinée se termine…

Nous voilà fin décembre, les bandes dessinées cessent d’arriver sur les étals pour attendre gentiment Noël que s’achètent les derniers cadeaux. On rappellera que la BD est l’un des principaux cadeaux fait pendant l’année selon les dernières études GHK. Il est donc temps de vous proposer un petit état des lieux de ce que j’ai pu lire en cette année 2018. Prêts? On va décortiquer ça sous différents angles.

200 bandes dessinées, manga et comics lus

En comptant seulement les sorties 2018, j’ai lu au moins 200 titres différents (je pense que j’ai oublié d’en recenser). Je ne vous compte pas là dedans, tous les titres que j’ai lu sortis les années précédentes (129 rien que depuis le 1er août). Ou même ceux de 2019, car oui, j’ai déjà lu 4 titres à sortir en janvier. Faut bien préparer les articles de Zoo.

Alors, décryptons un peu ces deux cents titres.
Dedans, on compte 116 BD franco-belges, 61 comics et 21 manga (plus deux titres para-bd). Clairement, c’est sur le Japon qu’il faut que je progresse. Mais j’écris moins sur ces œuvres là, pour publication, ce qui fait que j’ai moins légitimement accès aux titres en question auprès des éditeurs. Ca dépend beaucoup de ce que j’achète ou emprunte en bibliothèque.
200 bandes dessinées, j’ai conscience que c’est énorme. Mais je suis certain que pas mal de mes petits camarades qui écrivent critiques et chroniques sur le web font encore mieux. Pas sûr que je fasse aussi bien en 2019, challenge lancé!

Sur cette sélection, notez que j’ai lu 56 éditeurs différents. Ca, c’est un de mes chevaux de bataille, promouvoir et connaître la diversité de la production sur le territoire français. Evidemment, l’éditeur que j’ai le plus lu, c’est un gros, puisque c’est Glénat. A leur avantage, ils proposent comic-book, manga et bande dessinée franco-belge. On revient donc rapidement à eux quand, comme moi, on lit de tout. Delcourt vient en second, Futuropolis en troisième. Urban Comics et Panini (comics et manga) viennent compléter ce top 5 éditeur.

Pour découvrir mon top 9 global, passez sur mon compte Instagram, je vous ai fait la sélection là-bas.
Je vais donc, ici, vous proposer quelques sélections plus thématiques. Je ne m’étends pas sur les titres, pour la plupart, vous aurez retrouvé mes critiques dans Zoo, Gnapp ou sur mon compte Instagram.

Top 5 Manga

Allez, c’est pas parce que j’en ai moins lu que je vais pas vous partager mes coups de coeur.

Top 1 : La virginité passé trente ans, d’Atsuhiko Nakamura et Bargain Sakuraichi, publié en France par Akata.
Cette plongée dans les marges de la société japonaise est juste passionnante. Avec un dessin grotesque qui crée une grosse distance avec les personnes présentée, c’est juste une belle alliance fond/ forme.

Top 2 : L’atelier des sorciers (trois tomes en 2018), de Kamome Shirahama, chez Pika.
Pour la grâce du dessin, pour l’originalité du concept de la magie dans ce monde. On est bien, dans L’atelier des sorciers. Je sauterai sur le tome 4 dès sa sortie en janvier.

Top 3 : To your eternity (9 tomes publiés, 4 en 2018), de Yoshitoki Oima, chez Pika.
Je suis un peu en retard sur cette série, puisque je viens juste de lire le tome 5, le premier publié cette année. Pourtant, le personnage principal totalement atypique de cette série a su capter mon attention et je compte bien rattraper mon retard pour finir les tomes VF de  cette série en 2019.

Top 4 : Blue Giant (3 tomes sortis en 2018), par Shinichi Ishizuka, chez Glénat.
Je n’ai lu que le premier tome, je dois le confesser. Mais j’ai vraiment été séduit par la façon choisie par Ishizuka pour donner à voir le son, la musique. Il se dégage de ses planches une vraie impression de puissance sonore. J’ai vraiment envie de lire la suite.

Top 5 : Magical Girl Holy shit (2 tomes en 2018), par Souryu, chez Akata.
La collection WTF d’Akata est un vrai bonheur, un concentré de n’importe quoi. Et là, quand un mangaka décide de traiter à l’acide la figure des Magical Girls, de Sailor Moon, c’est juste jubilatoire. A ne pas mettre entre toutes les mains, mais délire trash garanti !

Top 5 Comic-Book

Grands écarts dans cette catégorie, recoupant TOUTE la bd américaine.

Top 1 : Moi ce que j’aime c’est les monstres, par Emil Ferris, chez Monsieur Toussaint l’Ouverture.
La meilleure bd de l’année à mes yeux. C’est l’album qui, cette année, incarne le mieux tout le potentiel du 9e art. Rien de moins. Alors certes, il n’est pas si évident que cela à prendre en main, il demande de s’accrocher un peu au début, de prendre son temps pour le lire. Mais vous ne le regretterez pas.

Top 2 : Batman White Knight, par Sean Murphy, chez Urban Comics.
Un Batman qui se lit sans avoir besoin de tout connaître du personnage. Un Batman des années 2010/2020. Des références à Occupy Wall Street, au populisme. Des dessins qui pètent les pages. Franchement, même s’il aurait pu faire ENCORE MIEUX, il est déjà énorme, ce comic book.

Top 3 : Silver Surfer Parabole, par Stan Lee et Moebius, chez Panini Comics.
Réédition cette année de cet ouvrage magnifique. Comme ça faisait un bail qu’il n’était plus trouvable, autant le remettre sous le feu des projecteurs. Parce que vraiment, ces deux monstres sacrés ont fait un excellent boulot avec un personnage qui convenait à merveille à Moebius. Alors ne boudons pas notre plaisir.

Top 4 : X-Men Grand Design tome 1, par Ed Piskor, chez Panini Comics.
Sorti en fin d’année, trop tard pour les sélections, j’annonce, ce titre fera du bruit dans les sélections de l’année prochaine! Parce que réussir comme Piskor le fait, à créer une cohérence historique dans le bazar des X-Men des premières années de publication, c’est juste énorme. Avec un dessin old school parfaitement adapté, c’est vraiment un superbe hommage aux créations de Stan Lee et Jack Kirby.

Top 5 : X-O Manowar tome 2, par Matt Kindt, Ariel Olivetti (collectif), chez Bliss Comics.
Voici une série peu connue, pourtant écrit avec une grande intelligence. X-O Manowar est un personnage un peu ancien du catalogue Valiant, mais cette nouvelle série s’appréhende sans difficulté. Tout ce qu’il y a à savoir c’est que le héros est un Wisigoth, qui a trouvé une armure alien et s’est retrouvé doté de pouvoirs avant de passer plusieurs siècle dans l’espace. On a là une superbe histoire d’un paria arrivé sur une planète étrangère qui part d’esclave pour en devenir Empereur. Cette fresque d’aventure et de politique est très bien écrite, ne la ratez pas !

Top 5 BD Jeunesse

A noter, pour ceux qui suivent, que cette sélection ne correspond pas exactement à mes votes pour le prix jeunesse ACBD. Celui-ci contient certaines limitations que je ne me donne pas moi. Mon pool de titres potentiels est donc plus large que celui de l’association.

Top 1 : Elma une vie d’ours tome 1, par Ingrid Chabert et Léa Mazé, aux éditions Dargaud.
Mon chouchou jeunesse de l’année. Parce qu’il met en scène une belle famille recomposée, une relation père/fille touchante et qu’il sème un fond de tristesse particulièrement touchant. Sans parler du dessin dynamique, malin et inventif. Bref, le tome 2 arrive au printemps et c’est tant mieux!

Top 2 : Les Campbell tome 5, par José Luis Munuera, chez Dupuis.
Fin de série pour Les Campbell. Et franchement, en aventure intelligente et sensible, on est au top. Le dessin de Munuera, je n’en parle pas, c’est juste du bonheur. Un must have de tout public Dupuis. Mais sur le fond, j’ai surtout aimé une fin vraiment inattendue, qui ne prend pas les gamins pour des idiots et ne les prive pas des difficultés de la vie.

Top 3 : Kong Kong, par Vincent Villeminot et Yann Autret, chez Casterman.
Quand les bédéastes mêlent enfance et imaginaire, moi, je réponds toujours présent. Kong Kong, ce sont deux gamins qui jouent avec un singe géant au dessus de leur immeuble. Alors bon, moi, je fonds, tout simplement. Surtout avec un petit garçon sentimental et une petite fille forte.

Top 4 : Le secret de Zara, par Fred Bernard et Benjamin Flao, publié par Delcourt.
Une très belle ode à la créativité artistique des enfants, au fait de leur permettre d’exprimer ça, de les laisser s’épanouir. Benjamin Flao, qu’on connait plus sur des « romans graphiques », fait là un travail de dessin inspiré et poétique.

Top 5 : Les Nombrils tome 8, par Maryse Dubuc et Delaf, chez Dupuis.
La meilleure bd québécoise de l’année? A savoir, une bd grand public qui continue de tromper son monde en faisant mine d’offrir une bd légère et pouffe, mais qui possède une vraie profondeur et une énorme capacité à se renouveler. La bd qui déménage, ce sont les Nombrils!

Top 5 One-shot franco-belge

Allez, on parle romans graphiques, one-shot, albums uniques… Mais que du francophone.

Top 1 : Le coeur des amazones, par Géraldine Bindi et Christian Rossi, chez Casterman.
Fresque épique, féministe, peplum extrêmement humain et dessins à tomber par terre. Non, vraiment, il n’y a rien à jeter dans cette oeuvre.

Top 2 : The end, par Zep, chez Rue de Sèvres.
The end est sans doute l’album le plus passé inaperçu dans les sélections de fin d’année, je ne comprends pas pourquoi. Sur un sujet totalement d’actualité, Zep livre une histoire profonde et marquante, qui fait extrêmement réfléchir sur notre place dans le monde. Découpage, dessin, tout est bon. Alors, trop désespéré pour satisfaire les lecteurs?

Top 3 : Animabilis, par Thierry Murat, chez Futuropolis.
Lui aussi passé en discrétion sur cette fin d’année, alors que l’album est juste sublime. Murat, c’est une oeuvre cohérente à chaque album, qui ne donne jamais l’impression de se répéter. Oui, il faut prendre son temps, il faut savourer ce rythme décalé et inhabituel. Mais qu’est-ce que c’est bon…

Top 4 : Edmond, par Léonard Chemineau, chez Rue de Sèvres.
Edmond, c’est un peu le « Nombrils » des romans graphiques. Trop joyeux et beau et emporté pour être pris au sérieux, alors que toutes les qualités sont là pour en faire un des meilleurs albums de l’année. Faire aimer un classique de la littérature en bd, il faut le faire et Chemineau y parvient avec brio. Profond et enlevé, jamais chiant, toujours réjouissant. Foncez!

Top 5 : Les filles de Salem, par Thomas Gilbert, chez Dargaud.
Grosse lecture historique et féministe, cet album a été une des claques de fin d’année pour moi. Thomas Gilbert crache à la face des religieux et de la façon dont ils exercent le « re-ligare », comment ils font tenir des communautés par la peur et la détestation de l’autre. Acide, violent, percutant, indispensable!

 

Top 5 Série franco-belge

Top 1 : L’odyssée d’Hakim tome 1, par Fabien Toulmé chez Delcourt.
LA bande dessinée utile de cette année 2018. Celle qui donne à voir ce que sont réellement les migrants et notamment les syriens : des gens comme nous, qui vivent des conditions de vie lamentable à cause de la guerre et à cause de la façon dont on les traite. Faites tourner cette bd, elle rendra pas mal de gens moins cons.

Top 2 : Les ogres-dieux tome 3, par Hubert et Bertrand Gatignol, chez Soleil.
La plus grosse et impressionnante fresque de Fantasy actuellement en BD. Juste. Et ce tome  ne fait que confirmer le travail de dingue des deux artistes. Un album passionnant, un objet sublime. Quel travail de dingue!

Top 3 : Le Troisième testament Julius tome 5, par Alex Alice et Timothée Montaigne, chez Glénat.
Fin de série pour la série dérivée du Troisième Testament. Elle aura permis de révéler définitivement l’excellent dessinateur Timothée Montaigne qui livre des planches ahurissantes. Du grand spectacle en BD. Et franchement, Alice au scénario fini superbement le prequel de sa série scénarisée par Dorison. Classique, grand publique, mais juste au top!

Top 4 : Face au mur tome 2, par Laurent Astier, chez Casterman.
Un peu de polar, ça ne nuit pas! Et celui de Laurent Astier est intelligent dans sa construction parfaitement maîtrisé dans son dessin. En voilà un qui aurait du faire partie de la sélection polar à Angoulême. Ce n’est pas le cas, je ne comprends pas pourquoi…

Top 5 : Le pouvoir des innocents cycle 2 tome 5, par Luc Brunschwig et Laurent Hirn, chez Futuropolis.
Fin de série là aussi, ou du moins de cycle, mais comme on change ensuite les personnages, disons fin de série. Et aucun doute sur le travail des deux artistes. C’est cohérent, c’est passionné, torturé et ça donne juste envie de relire le cycle 1 et de vite revenir au cycle 3 en mars. Du Thriller de très haute qualité.

ParYaneck Chareyre

Making off : Critique Sous la maison

Depuis aujourd’hui, vous pouvez lire sur le site 9eme Art.fr, ma critique de l’album Sous la maison, oeuvre du canadien Jesse Jacobs publiée en France par Tanibis.
Laissez-moi vous raconter rapidement comment j’ai choisi cet album.

Depuis une année, j’essaye de développer ma sensibilité aux « petits éditeurs », voir aux « tout petits ». Bref, j’essaye d’être attentif à ce qui sort des grosses cavaleries, des grosses productions made in Dupuis, Soleil ou Glénat. Une façon de corriger un manque dans ma connaissance du milieu de la BD en France.

Pendant le dernier festival BD Boum de Blois, j’ai participé à un évènement « privé », des rencontres spécialement organisées entre plusieurs éditeurs et les membres de l’Association des Critiques et Journalistes de Bande Dessinée, à laquelle j’appartiens. Consignes simples, des tables avec un éditeur derrière, des journalistes qui passent une dizaine de minutes avec eux et se font présenter le programme de l’année 2019. Un moment intense pour eux comme pour nous, à partir du moment où l’on joue le jeu de s’intéresser à ce qu’ils ou elles proposent.

Pour cette première participation, j’ai décidé de jouer le jeu à fond, me dirigeant vers les éditeurs disponibles quand moi je l’étais, sans stratégie. J’ai donc favorisé les rencontres.
Claude, éditeur de Tanibis était là. Je ne connaissais pas du tout cette maison d’édition qui, de son aveu, doit sortir 4 albums par an. Ils venaient de se voir sélectionner un album à Angoulême (voir la sélection FIBD 2019), mais j’étais totalement passé à côté. Je me suis donc fait présenter leur catalogue et les prochains titres.
Ce furent de superbes découvertes. Pas forcément faciles, mais super enthousiasmantes.

J’ai notamment fait la « rencontre » de l’oeuvre de Paul Kirchner, un auteur américain de ComiX (bd indépendante underground), qui m’a tellement fait envie que je suis passé acheter le lendemain un des albums sur le stand (retrouvez ma chronique sur mon compte Instagram). Et puis il y avait Sous la maison… Que j’ai feuilleté pendant que l’éditeur me parlait, et qui m’a littéralement hypnotisé. Un petit éditeur, un album peu connu et pourtant sélectionné à Angoulême, j’ai rapidement assemblé tout ça dans ma tête. Il me fallait proposer à la rédactrice en chef de 9e Art, de traiter ce bouquin particulier.

Coup de chance, elle a approuvé sans retenue. Alors oui, je bosse surtout sur de petits éditeurs pour l’instant pour ce site. Mais pour la fin d’année, je me réserve quelques gros titres bien bankable pour compenser. N’empêche, quelle sacrée découverte, je ne regrette pas.

A bientôt.

ParYaneck Chareyre

Comics’s Girl Power #2 : Mères modèles, mères indignes

Comics’ Girl Power, l’émission qui veut redonner de la visibilité aux femmes du comic book, est de retour pour un deuxième opus.

Cette fois-ci, nous parlons des figures maternelles dans la bd américaine. Et comme il y avait beaucoup à dire, ce sont deux vidéos qui sont proposées sur ce thème.

ParYaneck Chareyre

Déplacement à BD Boum Blois

Bonjour à toutes et à tous.

Vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 novembre, j’aurai le plaisir de me rendre au festival bd BD Boum, à Blois.

Au programme, débats de l’ACBD sur le futur Grand Prix 2018 de la Critique, « speed-dating » journalistique avec des éditeurs BD et rencontres avec autrices et auteurs.

Un petit reportage en direct sur mon compte Instagram, ça vous dirait?

En tous cas n’hésitez pas à me signaler votre présence pour qu’on prenne le temps de discuter en live…

 

Yaneck Chareyre

ParYaneck Chareyre

Comics’ Girl Power #1 : La scénariste qui n’aimait pas les réfrigérateurs !

Comics’ Girl Power, c’est le rendez-vous mensuel vidéo proposé par Yaneck Chareyre sur sa chaîne YouTube BAYDAY TUBE.

 

Comics’ Girl Power est une émission qui veut donner à voir et à comprendre la place des femmes dans la bande dessinée américaine.

Son premier numéro est consacrée à une scénariste engagée, Gail Simone, à l’occasion de sa venue au ComicCon Paris.

Prochain rendez-vous en novembre avec DEUX vidéos, consacrées aux mères dans le comicbook.

 

Yaneck Chareyre