Archive annuelle décembre 30, 2025

Mon année de journaliste bande dessinée 2025

Puisque 2025 se termine, il est temps de tracer avec vous, ce qu’aura été mon année de journaliste bande dessinée 2025. Articles, médias, projets, interventions, voici ce que je retiens tout particulièrement de mon engagement dans le monde du 9e Art.

Un petit mot pour se lancer, sur un triste moment qui inaugura 2025. Alors que j’arpentais la journée professionnelle du FIBD 2025, j’apprenais le décès de mon collègue Florian Rubis. Journaliste, essayiste, commissaire d’exposition, il avait lancé avec moi le Prix Comics ACBD à qui il n’avait jamais fait défaut. Il devait nous présenter l’exposition sur la SF qu’il avait conçue pour la durée du festival. Mais il n’est jamais arrivé à Angoulême. Triste moment, mais petite lueur de gratitude quand il fût inclus dans la liste des disparus de l’année, présentée pendant la cérémonie de prix du FIBD. Festival dont nous reparlerons ici, évidemment.

Mon année de lectures BD, comic-book, manga

Si vous l’ignorez, je tiens des statistiques toute l’année sur les lectures que je fais. J’aime bien les analyser et analyser ce que je lis, pour en tirer des évolutions personnelles et professionnelles. Je vous la synthétise en une infographie, mais pour la version longue, continuez avec moi.

Plus d’ouvrages lus en 2025 qu’en 2024

Infographie une année de lecture bande dessinée comic-book manga 2025 du journaliste essayiste et critique Yaneck Chareyre
Mon année de lectures en chiffres

Premier chiffre important, j’ai lu 471 bandes dessinées ou ouvrages para-bd pendant cette année. Soit une hausse de 11% par rapport à 2024. 2023 restera mon année la plus riche, avec 555 lectures faites. Cela reste dans un chiffre très raisonnable… pour quelqu’un qui souhaite s’intéresser à tout ce que fait le 9e Art.

Mais c’est un chiffre à relativiser. On estime autour de 3500 nouveautés publiées cette année. Et j’ai lu des titres plus anciens. Je n’ai donc lu QUE 339 sorties 2025. Cela fait à peine 10% des nouveautés que j’ai donc pu lire. Cela appelle à l’humilité, même en tant que journaliste on rate BEAUCOUP de publications. Que dire du public, en ce cas ?

La question de la Bande Dessinée asiatique

Parmi mes « insatisfactions » de l’année, il y a le classement par origine géographique. Je trie les œuvres lues entre les trois principaux continents/pays de publication, Asie, Europe et Etats-Unis. Le classement de cette année représente une décision prise en fin d’année dernière : celle de réduire la lecture de mangas pour me recentrer sur les liens transatlantiques dans la bande dessinée (j’ai produit en 2024 une conférence BD très sympa à ce sujet, n’hésitez pas à me la commander). Alors forcément, cela se ressent sur le nombre de titres asiatiques que j’ai pu lire. Seulement 47, même pas deux par mois. Et là, beaucoup moins de sorties puisque je me suis aussi offert du rattrapage de lecture sur des séries plus anciennes. Simplement pour le plaisir de lire.
Il me faut plus m’appuyer sur mes collègues spécialistes du sujet, pour lire moins, mais mieux de mangas.

Un recentrage qui se voit

Fox-Boy un super-héros de comic-book à la bretonne

Si les mangas baissent, comics et franco-belge, eux, sont à la hausse, forcément. +10% pour la BD américaine, et +18% sur la BD européenne. Je préfèrerais que les chiffres soient inversés, mais il s’avère que j’ai donné encore plus de place à la bd locale cette année. Ceci dit, 144 comics lus cette année quand on sait qu’ils font tous au moins 110 pages, voir beaucoup plus, ça fait un sacré volume de pages lues…
Ma bonne résolution ? Essayer de lire encore plus de comic-books en 2026. La production n’est pas aussi nombreuse que la franco-belge, mais il y a encore matière à progrès.

Parlons de la diversité éditoriale

Pas de bande dessinée sans artiste, c’est évident. Mais sans les éditeurs, peu d’argent pour faire manger et travailler les dits artistes. Les maisons d’éditions sont importantes, qu’elles soient affiliées au SNE, pour les grosses, ou au SEA pour les indépendantes et alternatives.

Et vous, combien de maisons d’édition avez-vous lues ?

Une maison d’édition, c’est une ligne éditoriale, même pour les plus grandes. Quand bien même elles ciblent les mêmes audiences, elles ne publient jamais exactement le même genre d’albums. Alors il est important de diversifier ses sources d’approvisionnement.

Pour ma part, j’ai donc lu des titres issus de 99 maisons d’édition différentes cette année. Elles n’étaient que 86 en 2024, c’est donc une grande fierté pour moi de m’être ouvert à d’autres structures. Notamment les structures espagnoles, dans le cadre du Prix de la BD pyrénéenne dont je suis membre.
Bien entendu, cela veut dire qu’il y a beaucoup de maisons pour lesquelles je n’ai lu qu’un seul titre. Mais connaître leur existence, leur ligne, leur intérêt, me permet de me montrer plus attentif à leurs productions forcément plus difficiles à suivre au fil des mois.

Le top 3 des maisons d’édition que j’ai le plus lues

Pas de surprises par rapport à 2024, le même trio est reconduit pour les mêmes raisons. Panini est en tête avec 44 albums lus, suivie par Urban Comics et 38 titres, Delcourt complétant le podium avec 34 publications lues.

Ce sont les trois structures majeures du marché du comic-book en France. Et Delcourt publie des œuvres des trois continents. Donc entre les sorties 2025 et mes rattrapages en bibliothèques municipales, ces trois là ont ma préférence. Casterman, Dargaud, Dupuis et Glénat suivent évidemment, ce sont les plus gros producteurs chaque année. Mais Sarbacane suit quand même de près…

Concernant les dates de sorties

Fin 2024, j’avais souhaité plus m’engager dans la découverte d’œuvres de l’année à venir. C’est réussi, puisqu’avec 339 sorties 2025 découvertes, j’ai accru de 11% cette part de la production dans mes lectures.
Le fait principal n’est pas tellement sur ce point. Mes lectures se sont principalement concentrées sur la période 2022-2026 puisque ces années représentent 91% de mes lectures.

En quoi est-ce un problème ? Cela veut dire que je perds de la vue sur le temps long, au détriment de la course à la nouveauté (oui, que j’ai recherchée, je ne peux pas me plaindre). Mais 2022, c’est juste hier, dans l’économie de la bande dessinée. C’est toujours du temps court.
Alors j’ai décidé de me lancer un défi à ce sujet, que je vous présenterai dans mon année d’écriture en dessous.

A propos de celles et ceux qui produisent la bande dessinée

Parlons maintenant un peu des artistes qui sont à l’origine de la bande dessinée.
Cette année, j’en ai lu 652 différents. Seulement 603 l’an dernier. Donc soit j’ai lu plus d’albums produits en équipe (la hausse sur le comic-book peut le laisser penser) soit c’est la hausse du nombre d’albums qui accompagne cette hausse de 8%.

Et parmi eux, j’ai lu 111 AUTRICES. Car depuis plusieurs années, je pointe ma capacité à dépasser ou non la barrière d’invisibilisation de cette part du groupe des « auteurs ». 17%, c’est mieux qu’avant, mais elles sont aujourd’hui plus nombreuses qu’avant, il y a donc toujours matière à progresser.

Autre métier invisibilisé, celui de coloriste. Il est intéressant de pointer que seuls 28 ont été cités en couverture parmi les 471 albums lus. Beaucoup d’artistes se mettent en couleur eux-mêmes, mais cela montre aussi la difficulté de l’industrie de la BD à faire des coloristes des auteurs à part entière.

Et parmi tous ces créateurs, quel est celui que j’ai le plus lu ?
C’est un scénariste, américain, Jason Aaron. Parce qu’il a d’excellentes sorties 2025 en VF, mais aussi parce que j’ai entrepris de rattraper tout le retard que j’avais sur son « run » (son travail) sur la série Avengers de Marvel Comics. Et puis bon, un scénariste c’est quasi toujours plus rapide qu’un dessinateur, en bande dessinée…

Une année de lectures BD positive pour moi donc, mais quand même avec toujours des axes d’amélioration. Plus et mieux, serait une bonne façon de résumer ce que je dois faire en 2026…
Pourquoi un tel défi ? Parce que je veux toujours mieux connaître le monde de la BD et que pour cela il faut le vivre.

Mon année d’écriture

Lire est une chose, mais si je lis, c’est bien pour écrire. Voici donc mon bilan de journaliste BD en 2025.

Une année pleine sur Comixtrip

C’est maintenant la seconde année que je collabore au site Comixtrip.fr, pour lequel je pilote la ligne éditoriale comic-book.
J’ai produit cette année 67 articles pour le site. Des critiques, principalement, mais aussi des reportages, des interviews, dont une dont je suis particulièrement fier puisque son auteur n’est pas venu en France, Kaare Andrews. Je compte bien recommencer.
Mais mon papier de l’année pour Comixtrip c’est sans doute celui que j’ai consacré à la polémique Boule à Zéro et pour laquelle il me semble être parvenu à apporter un peu de distance salutaire. Du journalisme utile, c’est appréciable. Ca me fait du bien et ça m’a donné envie de recommencer… Suivez bien le Libération du 03 janvier, quelque chose de cet ordre va s’y passer…

Genis Rigol et son oeuvre, Brunilda à La Plata (Photo Yaneck Chareyre pour Comixtrip.fr)

J’ai eu le plaisir de chroniquer de grands albums, comme Drome, Sage ou l’abîme de l’oubli. Mais aussi de petites pépites plus discrètes, le bus tome 3, Odyssée de merde ou l’immense Brunilda à la Plata.
Merci à mes camarades du comité de pilotage de Comixtrip, et tous nos co-équipiers pour cette belle année.

Et donc, je vais me lancer un défi via Comixtrip. Celui d’explorer le passé de la bande dessinée. Chaque semaine de 2026, je proposerai une chronique BD de 1982, l’année de ma naissance. Un prétexte pour explorer et rappeler les visages de la BD à cette époque. Et pour moi, de me souvenir ou d’apprendre, d’où viennent les artistes qui explosent aujourd’hui. J’espère que ce format vous plaira.

Le lancement de BD Talk

Et avec les mêmes gens que ce comité de pilotage, nous sommes devenus des amis. Et nous avons eu envie de lancer notre espace à nous, notre marque. Alors à côté de nos activités existantes, nous avons lancé une chaîne Twitch : BD TALK.

Tous les mardis, nous proposons un live autour de la bande dessinée.
Le premier mardi du mois, c’est une émission d’actu collective, chaque autre mardi, une émission en solo sur nos thématiques de coeur. Pour la part, la prochaine que j’animerai sera consacrée aux samouraïs.
Les replays des émissions sont à retrouver sur YouTube.

C’est un projet collectif, sur lequel nous apprenons beaucoup d’un média qui n’était pas le notre.
Et pour ma part, au delà du rédactionnel, je travaille évidemment sur la stratégie de contenu et le community management, que je vends aussi parmi mes prestations de consultant en communication digitale.

Mes modérations de rencontres

Du côté des modérations de rencontres, j’ai eu le plaisir de travailler avec les festivals Pré en Bulles et Quai des Bulles. Cette partie de mon activité est amené à se développer maintenant que je travaille à mon compte et vous pouvez tout à fait me contacter de partout en France pour intervenir avec vous. Mon calendrier commence à se remplir, ne perdez pas de temps pour faire appel à mes compétences en la matière.

Modération non, mais conférence oui, avec une nouvelle participation au festival franco-espagnol de Sabinainigo pour une discussion croisée ACBD/ACD Comic sur le thème de la BD jeunesse.

Les projets de livres en cours

En 2023, la sortie de 100 ans de bande dessinée, chez Larousse, m’avait donné goût à l’écriture sur le temps long. J’ai utilisé 2025 pour poursuivre dans cette voie.

D’abord, je croise les doigts pour que soit publiée ma contribution au colloque universitaire de 2023 sur la nouvelle économie de la BD. Espérons que les Presses Universitaires de Rennes seront prêtes pour que cet ouvrage sorte en 2026.

Mais cette année, j’ai surtout mené une longue enquête sur le sujet du comic-book. Plusieurs dizaines d’entretiens pour donner à voir et comprendre un phénomène trop invisibilisé jusqu’alors. Je reste encore discret sur le net sur le sujet, mais j’attends validation d’un contrat de publication pour le dernier trimestre 2027. J’espère une annonce officielle en janvier, après signature du contrat.

Enfin, un autre livre potentiel s’est invité au programme, suite à un démarchage direct de ma part. Un ouvrage didactique et pédagogique sur la BD, dont l’éditrice aime beaucoup le sommaire (et moi plus encore), mais qui est tributaire de questions d’iconographies qui mettent en jeu la suite du projet. J’aimerai vraiment faire ce livre, espérons que je pourrai annoncer une bonne nouvelle rapidement.

Le soutien au boycott du FIBD

Et comment ne pas parler, dans cette année de bande dessinée, du festival d’Angoulême ? Cette année historique pour le monde de la BD a vu tomber le FIBD, pris en otage par une association propriétaire frisant le délire sectaire et une entreprise organisatrice vouée au bien-être de son patron.

Félicitons ma collègue Lucie Servin de l’Humanité, qui a produit les reportages qui ont su porter le fer dans les plaies. Et félicitons aussi tous les auteurs et autrices qui ont assumé un appel un boycott printanier, que j’avais personnellement signé en ma qualité d’auteur et d’acteur du monde de la BD.

En janvier 2026, il n’y aura pas le FIBD mais des FIBD, des Fêtes Interconnectées de la Bande Dessinée, que nous couvrirons avec BDTalk comme avec Comixtrip.

Conclusion : 2026 a du potentiel

2025 aura été une belle année pour moi au sein de la bande dessinée. Mais en devenant freelance, je m’ouvre de nouvelles opportunités d’écriture, d’actions de médiation culturelle, de journalisme.
Alors je crois que 2026 a le potentiel pour être une année encore plus riche et encore plus positive pour moi en la matière.

Mais la morosité de l’industrie de la BD en 2025 sera le juge de paix de tout cela. Suivant comment cette industrie vivra l’année à venir, alors nous, ses acteurs périphériques, saurons ce qui nous attend.

Les 7 briques d’une bonne prestation en stratégie de communication digitale

Vous n’avez pas les ressources internes pour concevoir une stratégie de communication digitale. Pourtant vous savez que communiquer sur le net, c’est essentiel pour développer votre activité. Vous êtes donc prêt à sauter le pas et à faire appel à un consultant en stratégie de communication digitale. Et vous vous demandez ce que vous allez recevoir concrètement.
Découvrez ici les sept briques d’une bonne prestation en stratégie de communication digitale.

Qu’allez-vous recevoir en commandant une bonne prestation de stratégie de communication digitale ?

L’audit de vos présence en ligne : pour comprendre d’où vous partez

Une prestation en stratégie de communication digitale n’a de valeur que si elle s’appuie sur qui vous êtes. Vous ne payez pas pour recevoir des recommandations génériques.

Au commencement d’une bonne stratégie, il y a un entretien client pour comprendre qui vous êtes et quels sont vos objectifs.

Cet entretien se complète d’une étude externe de votre présence en ligne :

  • site web
  • réseaux sociaux
  • avis en lignes
  • annuaires sur internet

Quels sont vos points forts ? Quels sont les points à améliorer ?

La rencontre entre cette étude concrète et vos ambitions permettent d’y répondre.

Le benchmark concurrentiel : les autres font aussi de bonnes choses

L’entretien préalable vise aussi à comprendre votre environnement concurrentiel.

Une fois celui-ci posé, une bonne stratégie de communication digitale passe par une observation des actions des autres acteurs.

Pourquoi ont-ils de meilleures performances réseaux sociaux que vous ?

Votre marché rencontre-t-il des difficultés structurelles en communication digitale ?

Quels sont vos points forts à préserver et/ou renforcer ?

Une bonne analyse concurrentielle n’est pas à charge. Elle vise à montrer autant vos forces que vos axes d’amélioration.

L’analyse stratégique : argumenter pour justifier

Vous faites appel à un expert de la communication digitale pour vous accompagner. La stratégie qu’il vous livre doit refléter cette expertise.

Une entreprise ne se pilote pas « aux tripes ». Une communication numérique non plus.

Elle s’appuie sur des principes conducteurs, sur des analyses certifiées ainsi que sur des expérimentations personnelles. Tout cela encadré par des éléments chiffrés et vérifiables.

Votre consultant en communication digitale croise l’audit, le benchmark et son savoir technique pour vous proposer une analyse claire et personnalisée de votre situation.

Sans ce niveau d’analyse, il n’est pas possible de vous proposer une stratégie pertinente qui fera ses preuves.

Les recommandations : comment agir et piloter

C’est le point d’orgue d’une bonne analyse stratégique. Le moment où l’on passe de l’étude à l’opérationnalité.

C’est là que l’Intelligence Humaine se vérifie. C’est là que se dévoile la valeur d’une bonne stratégie de communication digitale.

Une série d’actions concrètes à mener

Vous devez recevoir des recommandations d’actions pratiques à mener.

  • Quelles plateformes investir et privilégier ?
  • Quelles actions de correction mener ?
  • Quels formats nouveaux produire dans votre communication réseaux sociaux ?
  • Comment entraîner votre entreprise dans ces actions ?
  • Comment réaliser ces actions avec les moyens qui sont les vôtres ?

Sitôt la présentation de la stratégie terminée, vous pouvez directement passer à l’action.

Vous devez aussi recevoir des recommandations de partenaires potentiels pour vous accompagner dans des actions de long terme. Seul, on avance plus vite, accompagné, on avance plus loin.

Les indicateurs pour mesurer le succès de vos actions

Piloter à l’instinct, c’est possible, mais ce n’est pas fiable.

On n’imagine pas respecter les limitations de vitesse, sans un compteur sur le tableau de bord de son véhicule.

C’est la même chose en communication digitale. Une bonne stratégie doit vous proposer non seulement les actions à réaliser, mais aussi les indicateurs clés de performance (KPI).

Ces indicateurs doivent correspondre à vos objectifs. On ne regarde pas les mêmes instruments selon que l’on souhaite développer sa notoriété ou ses ventes.

Et à chaque indicateur, doit se voir associer une proposition d’objectif à atteindre pour établir le succès de la stratégie.

Vous devez pouvoir vérifier par vous-même, la pertinence concrète des recommandations qui vous ont été faites.

Ligne éditoriale : Guider et harmoniser vos prises de paroles

On ne parle pas à des clients comme on parle à des partenaires.

On ne parle pas à des clients entreprises, comme à des clients consommateurs.

Une stratégie de communication numérique doit définir ces niveaux de langages.

En s’appuyant sur vos valeurs, sur votre identité, elle doit vous donner des conseils sur la façon d’adresser votre audience.

Là encore, ce sont des prescription immédiatement activables pour vous. Des changements dans vos pratiques, qui peuvent réellement améliorer la connexion entre votre marque et votre cible.

Le calendrier éditorial : Quelles thématiques traitées au fil de l’année ?

Une fois fixée la façon dont vous allez parler à vos publics, en B2B comme en B2C, reste à savoir de quoi vous allez parler.

Pour une entreprise, on peut vite se tirer les cheveux à ce sujet.

Entretiens et benchmark permettent à votre consultant en stratégie de communication digitale de vous livrer une liste de thématique organisée dans l’année.

Celle-ci doit correspondre à :

  • La saisonnalité de votre marché
  • Les sujets des produits que vous commercialisez
  • Les centres d’intérêts de vos cibles
  • Vos capacités de traitement

Une fois encore, une bonne stratégie est facilement applicable avec les moyens qui sont les vôtres, qu’ils soient immédiatement accessibles ou à développer.

Le calendrier de publication : Anticiper le travail à effectuer

Dernière brique d’une stratégie en communication digitale, définir quoi publier et quand.

Il ne s’agit pas de faire à votre place. Il s’agit de vous recommander un rythme de prise de parole pertinent pour soutenir la stratégie. Et en même temps, soutenable pour vous au quotidien.

C’est aussi le dernier signe que votre consultant a compris qui vous étiez et quels étaient vos possibles.

Recevez votre stratégie de communication digitale personnalisée avec Yaneck Chareyre

Ces bonnes pratiques visent à vous offrir une prestation personnalisée, argumentée et vérifiable.

C’est dans cet esprit que je travaille. Vous souhaitez que nous collaborions autour de vos prises de parole en ligne ? Apprenez-en plus sur ma page Votre stratégie de communication digitale.

Et si vous êtes déjà convaincu, alors demandez directement un devis gratuit.

Storytelling en communication d’entreprise : c’est fait pour vous !

« Dans mon activité, on n’a pas la place pour raconter des histoires ». C’est une objection qui m’est parfois présentée quand je présente une stratégie de communication digitale. Le storytelling en communication d’entreprise questionne. Pourtant, toutes les activités ont une histoire à raconter, même celles qui traitent du sujet le plus douloureux : la mort. Laissez-moi vous raconter cela.

storytelling en communication d’entreprise : raconter la collaboration entreprise-client

Le storytelling c’est quoi concrètement ?

Vous voyez peut-être passer ce mot dans les médias, sur les réseaux sociaux et vous vous demandez ce que représente le storytelling. Basiquement, le fait de raconter une histoire, si l’on traduit littéralement de l’anglais au français. On raconte des histoires dans des œuvres de fiction, mais pas seulement.

Définition du storytelling

Dans la communication aussi, on s’appuie de plus en plus sur cette notion. Pour moi, le storytelling, c’est une technique de composition d’un récit cohérent, en vue d’obtenir une réaction émotionnelle d’un public cible.

storytelling stratégie de communication digitale Yaneck Chareyre
photo par Suzy Hazelwood

Il ne s’agit pas d’improviser quelque chose. Il s’agit de s’appuyer sur son identité ou sa plateforme de marque pour construire un récit qui va connecter l’audience prospect ou client, à nos valeurs.

Et pour cela, en effet, on va utiliser les outils propres à la narration fictionnelle. Oui, on va travailler comme des scénaristes de films ou des écrivains de roman.

Quels sont les éléments constitutifs d’un storytelling de marque ?

Pour composer un récit, quel que soit le média, il y a des ingrédients communs qu’il faut toujours retrouver :

  •         Un personnage principal, héros ou héroïne.
    C’est elle qui vit l’aventure et se verra transformer par elle
  •         Des objectifs conscients et inconscients
    Le personnage doit avoir des insatisfactions à résoudre qui vont le faire avancer
  •         Un antagoniste
    Le méchant, l’adversaire, le super-vilain, qui veut la même chose que le héros et lutte contre lui.
  •         Des péripéties
    Les trains qui arrivent à l’heure ne font pas de bonnes histoires, mais le cheminot qui rattrape le retard en est une bonne, lui.
  •         Une confrontation
    Héros et antagoniste doivent se faire face et le héros prendre l’ascendant sur son adversaire
  •         Une prise de conscience
    Le héros/L’héroïne doit évoluer par rapport à sa situation de départ, doit comprendre le sens des épreuves qui se dressent face à lui/elle.
  •         Un retour à l’équilibre
    On pose un point final, une situation dans laquelle le personnage principal peut se poser et se reposer.

« Monsieur, je ne vois pas comment appliquer ça dans mon entreprise… »

C’est la remarque que m’a faite un jour une étudiante en MBA2 Direction Artistique pendant un cours que je donnais. J’avais présenté une autre version de la composition d’un récit, le voyage du héros, de Joseph Campbell.
Les théories de Campbell sur le monomythe, l’histoire unique à toutes les cultures, sont aujourd’hui remises en question. Mais je trouve personnellement qu’au sein de cette réflexion, le voyage du héros fonctionne encore efficacement.

Raconter des histoires dans le monde des obsèques

Cette étudiante était en alternance dans une entreprise proposant un accompagnement aux démarches post-décès. Banque, assurances, toutes ces formalités complexes sont ainsi facilitées car prises en charge par une entreprise parfaitement rodée à l’exercice.

J’ai donc pris le schéma du voyage du héros et ai construit avec elle un récit de communication :

D’abord, notre personnage principal. Il me paraissait évident que ce serait un client. Nous sommes donc partis sur le persona de l’entreprise, un homme de plus de 60 ans, ayant récemment perdu son épouse.
Son désir profond ? Vivre son deuil sereinement sans se perdre dans des démarches administratives.
L’antagoniste ? Soyons cliché, et parlons de la lourdeur administrative à travers un employé de bureau manquant d’empathie.
Les péripéties ? Une assurance obsèques versée sur un compte auquel le conjoint n’a pas accès, des documents qui n’arrivent pas assez vite…
L’allié du héros ? L’entreprise évidemment !
L’affrontement final ? L’entreprise « terrasse » les complexités présentées par l’employé de bureau et obtient le versement de l’argent.
La prise de conscience ? Réaliser qu’on ne peut pas tout réussir soi-même, plus encore en situation de détresse.
L’équilibre final ? Un conjoint rassuré, qui peut travailler son deuil sereinement aux côtés de ses proches.

Avec ça, nous avons déjà la trame d’une série de vidéos réseaux sociaux, d’une publicité télé ou le script d’un épisode de podcast. Et en changeant les paramètres, on peut raconter de nombreuses histoires.

Quel est l’intérêt du storytelling d’entreprise en communication digitale ?

Communiquer en racontant des histoires, c’est mettre en valeur le client. C’est faire de lui ou d’elle un acteur qui trouvera des solutions par son alliance avec l’entreprise. Le client n’est plus simplement un consommateur. Il est partie prenante, avec l’entreprise, de sa propre satisfaction.

Vous apportez une solution à un problème, mais c’est la personne qui garde le contrôle. Quelle position plus rassurante pour un consommateur ?

Intégrez le storytelling dans votre communication d’entreprise

Si nous pouvons écrire des histoires pertinentes sur un sujet aussi sensible que les obsèques, alors toutes les entreprises, tous les produits peuvent bénéficier de cette technique.
Faites appel à mes services pour que nous construisions ensemble l’histoire qui rendra inoubliable votre marque.

Modérations et interviews à Quai des Bulles 2025

Fort Royal Saint Malo (Photo Yaneck Chareyre)

Les 24, 25 et 26 octobre derniers se tenait le festival de bande dessinée Quai des Bulles, à Saint Malo. Plusieurs centaines d’auteurs et autrices invités, la plupart des éditeurs présents, des rencontres nombreuses et variées, tout était rassemblé pour offrir un excellent week-end B2B malgré la tempête.

Comme chaque année, j’aborde Quai des Bulles avec différentes casquettes, qui m’assurent un week-end dense et riche.

Modérateur de rencontres bande dessinée pour Quai des Bulles

J’ai d’abord le plaisir d’intervenir en tant que modérateur de rencontres pour le festival. Si l’an dernier, j’avais accompagné des tables rondes, cette année, j’ai travaillé à mettre en lumière l’œuvre et le parcours d’un seul auteur ou autrice.

Yaneck Chareyre – Pierre Jeanneau, QDB 2025. Photo : Claire Karius

Pierre Jeanneau, micro-éditeur et auteur

Vendredi 24 octobre, j’ai animé la rencontre Les connexions de Pierre Jeanneau, à la Rotonde Cartier, au palais du Grand Large.
Une heure d’échanges basés initialement autour du diptyque d’albums Connexions, publié aux éditions Tanibis. Mais j’ai voulu aller plus loin. Pierre Jeanneau est aussi co-animateur de la maison d’édition Polystyrène, qui bénéficiait d’une exposition extérieure sur le parvis de la Grande Passerelle, le grand espace culturel de Saint-Malo.

éditions Polystyrène, générateur de strips

j’ai donc voulu montrer comment se construisait un double parcours artistique et éditorial, ce qui a séduit une salle pleinement remplie. Nous avons beaucoup parlé de création sous contrainte, tant pour encadrer le récit que pour en assurer sa conversion en album.

Margot Turcat : vulgariser la vie après un AVC

Dimanche 26 octobre, j’étais présent à la médiathèque de Saint-Malo pour accompagner Margot Turcat, autrice des titres Mon petit AVC et Ca me prend la tête, publiés aux éditions Larousse. Une rencontre gratuite et ouverte à toutes et tous. Dans un espace plus éloigné du festival mais qui n’a pas empêché de retrouver une assistance nourrie et attentive.

Cette rencontre montre la volonté du festival de promouvoir toutes les formes de bande dessinée et pas seulement les classiques. En effet, Mon petit AVC est d’abord un compte Instagram sur lequel l’autrice a publié sa BD avant que ses dessins ne soient convertis en album.

Ce fût l’occasion de toucher un public différent, notamment intéressé par le sujet traité.

Deux rencontres qui se sont bien déroulées, notamment dans le travail préparatoire avec les deux artistes, volontaires et généreux.

Journaliste Comixtrip.fr en action

Evidemment, un événement comme le festival de Saint-Malo est l’occasion pour moi d’assurer mes fonctions de journaliste et de créateur de contenu. J’ai pu défendre et agir au nom des deux médias pour lesquels je collabore, Comixtrip.fr et la chaîne Twitch BD Talk. Cette année, préférence a été donné au site, nous verrons l’an prochain si BD Talk se montre plus actif sur le festival, en dehors d’un aspect « représentation ».

Jury du prix jeune talent Quai des Bulles

Comixtrip.fr est partenaire du prix jeune talent Quai des Bulles. Nous assurons le suivi médiatique du concours et un de nos membres siège au sein du jury qui désigne les lauréats. Etant le membre de la rédaction le plus proche de la cité malouine, c’est moi qui siège, pour la seconde fois.

Présidé par Nicolas Barral, le jury s’est réuni en septembre pour désigner les 15 participants qui seraient exposés et les quatre primés. Retrouvez toutes les informations à ce sujet sur l’article produit par Damien Canteau pour Comixtrip.

Lauréate Prix -12 ans Jeune Talent 2025

Pendant le festival, nous avons deux tâches à assurer : la remise des prix, et les quinze sélectionnés ignorent jusqu’au bout qui est vainqueur; un temps d’échange entre le jury et les artistes exposés.

Deux moments passionnant pour qui, comme moi, souhaite défendre les talents émergents de la bande dessinée française.

Des interviews à lire prochainement

Avec près de 900 artistes présents sur les trois jours, Quai des Bulles est un formidable terrain de rencontre pour les journalistes. Pour ma part, j’ai réalisé trois interviews, que vous pourrez découvrir prochainement sur Comixtrip.fr.

Vous découvrirez comment ont travaillé les auteurs de trois des meilleurs albums de l’année, pas moins : Soli Deog Gloria (Jean-Christophe Deveney, Edouard Cour, Dupuis), Brunilda à La Plata (Genis Rigol – Virages Graphiques) et Drome (Jesse Lonergan, 404 Graphic). Trois livres brillants, quatre artistes puissants dont j’ai déjà hâte de transcrire les entretiens.

Le bénévolat et le prix comics acbd

Être journaliste, c’est aussi s’engager bénévolement. Comme plusieurs années maintenant, j’ai remis aux côté d’une partie du comité de sélection, le prix comic ACBD 2025. Attribué à Watership Down, de James Sturm et Joe Sutphin, il a été reçu par leur attaché de presse française, Sylvie Chabroux, au nom de la maison d’édition Monsieur Toussaint Louverture.

C’est l’occasion pour nos membres de partager un verre et de célébrer la bande dessinée américaine. Merci à l’Univers pour l’accueil.

Bernard Launois, Sylvie Chabroux, Arnaud Tomasini, Yaneck Chareyre, Damien Kebdani

Et beaucoup de rencontres informelles

Saint-Malo, c’est bondé, mais c’est petit. Alors il est facile de se retrouver.

Ces trois jours ont donc aussi beaucoup servi à créer ou poursuivre des liens établis grâce au virtuel, et qui s’épanouissent plus encore dans le réel.
Oui, il a fait mauvais pendant ces trois jours, mais la mer était belle et les relations humaines chaleureuses.
C’est finalement là l’essentiel.