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L’impact de l’Intelligence Artificielle sur l’enseignement de la communication

L’Intelligence Artificielle Générative percute de plein fouet les métiers de la communication. Elle le fait de façon duale : d’un côté, elle va supprimer des emplois, notamment dans la production. De l’autre, elle apporte une vraie force de frappe supplémentaire aux communicants. Mais si les professionnels ne parviennent pas à trancher la posture à adopter, comment transmettre ce sujet dans des cours de communication digitale en formation initiale ?

L’impact de l’Intelligence Artificielle sur la production de contenu et les métiers de la communication

Aujourd’hui, l’IA générative bouleverse la création. Avec quelques exemples, tout est dit. Les nouveaux outils numériques chamboulent la production de contenu, reléguant au passé certaines contraintes de temps et de budget :

  • Rédaction et SEO : ChatGPT ou Gemini vous produisent un texte de blog optimisé en moins d’une minute.
  • Audio et Podcast : Vous voulez un podcast natif ? Notebook LM vous en produit un en moins de 5 minutes, gratuitement et de manière relativement crédible.
  • Création Graphique : Vous voulez une affiche pour votre festival local ? Pourquoi payer un artiste ou un graphiste quand vous pouvez générer des dizaines de propositions différentes en quelques clics ?

Les exemples sont multiples et ils sont cruels. Non pas parce qu’ils produisent des contenus parfaits, mais parce qu’ils désacralisent la technique au profit de la rapidité. Désormais, n’importe qui peut produire en un claquement de doigts ce qui prenait des heures auparavant, pour le coût ridicule d’un abonnement mensuel.

Pédagogie : Comment enseigner l’IA en école de communication digitale ?

Face à cette révolution, il est tentant de l’interdire ou de l’ignorer. Mais est-ce bien pédagogique ? Il est indispensable d’intégrer l’IA dans les formations, mais avec une approche critique. Voici comment je structure cet enseignement pour éviter la simple « triche » et instaurer un climat de confiance :

  • 1. Sensibilisation éthique et environnementale : Avant toute manipulation technique, mes modules débutent par un constat éthique. L’IA générative s’appuie massivement sur le vol de propriété intellectuelle, ses algorithmes sont souvent empreints de biais, et son impact écologique est désastreux. Un communicant responsable doit en avoir conscience avant de prompter.
  • 2. L’IA comme « Sparring Partner » : Je présente l’outil non pas comme un remplaçant, mais comme un assistant de réflexion. Il sert à challenger une idée, structurer un plan ou faire émerger des concepts quand la page blanche se fait sentir.
  • 3. Évaluer la stratégie, pas la technique : Dans un exercice concret (comme la création d’une affiche de film), j’évalue le storytelling de l’étudiant, l’idée créative, et non la performance graphique. Si un étudiant utilise l’IA pour générer son visuel, l’évaluation portera sur sa capacité à justifier ses choix narratifs. À l’inverse, si un étudiant me livre un dessin fait main, maladroitement crayonné, je ne note pas la technique graphique qui le défavoriserait face à son collègue qui a utilisé la machine.

Reste à régler le moment de l’évaluation finale. À chaque cours, je me pose la question : quelle évaluation proposer qui ne puisse pas être réalisée par des applications génératives ? Je peux volontairement augmenter la charge de travail sur un devoir maison, en leur permettant d’utiliser l’IA pour la production. Ils réalisent les contenus plus vite, mais la stratégie, elle, reste profondément humaine.

Un futur encore à écrire pour l’Intelligence Artificielle Générative

Le développement de l’Intelligence Artificielle Générative est sans doute une révolution industrielle majeure, qui frappe de plein fouet les cols blancs et les créatifs. Mais entre l’incapacité des entreprises à développer des modèles économiques viables et le coût écologique caché de ces technologies, il est impossible de prédire ce que sera la place de ces outils dans cinq ans.

En attendant, nous autres formateurs ne pouvons pas nous voiler la face : aujourd’hui, les IA génératives sont partout et nous devons penser leur place dans nos actions de formation.

Vous dirigez un cursus dans l’enseignement supérieur ou un centre de formation professionnelle ? Vous souhaitez intégrer ces nouveaux enjeux technologiques et stratégiques à vos programmes pédagogiques ? [Découvrez mes interventions en école de communication et mes ateliers de formation]

Pourquoi vos plans de communication manquent cruellement de « héros» et de « Vilains »

Quels sont les éléments d’un bon récit de communication ? En se posant cette question, dans notre quotidien professionnel, on part dans le bon sens. C’est-à-dire que l’on assume que le storytelling est un outil important pour construire nos plans de communication. Pour autant, c’est aller un peu vite en besogne que de se poser cette question précise. Car il en est une encore plus importante : quels sont les bons éléments d’un récit ?

Héros et vilains : des outils de fiction pour une bonne communication storytelling

Communiquer, c’est partager des messages. Mais pas nécessairement des messages informatifs. Les récits de fiction ont été créés pour permettre cette transmission, sous une forme plus divertissante.

Alors prenons le temps de revenir aux éléments constituants de ces histoires, aux briques fondamentales qui ont permis de construire des récits passionnants. C’est en maîtrisant ces outils que l’on pourra ensuite produire des récits visant à convaincre nos audiences.

Pourquoi une bonne histoire a absolument besoin d’un obstacle

Alors donc, comment construit-on un bon récit ?
Cette question m’a notamment été posée par l’EFAP Rennes, qui m’a invité en mai 2026 pour présenter une masterclass de storytelling à des étudiants et étudiantes de Bachelor 2.

Quand on pense storytelling, on pense souvent à une histoire sympathique ou inspirante. En réalité, un récit commence surtout quand il y a un manque, un désir, un obstacle, une lutte. Quand un personnage est impliqué et accompagne l’audience dans les péripéties.

Héros, héroïnes et vilains sont des acteurs essentiels des histoires. Comment peut-on intégrer cette logique à des récits de communication, c’est ce que nous allons explorer ensemble.

C’est quoi un héros ? C’est quoi un vilain ?

Être un héros ou une héroïne, dans l’imaginaire collectif, cela suppose quelques caractéristiques générales :

  • Savoir grandir et évoluer
  • Savoir se sacrifier pour protéger et servir
  • Avoir de grands enjeux

Une héroïne type est le personnage de Katniss Everdeen dans la saga Hunger Games de Suzanne Collins. Personnage à priori sans importance, elle va devenir une icône révolutionnaire pour avoir voulu protéger sa petite sœur d’un rituel violent et cruel.
Tout est tragique chez Katniss. Ses relations sentimentales seront évidemment mises à mal, comme sa famille. Mais le mouvement qu’elle incarne et qui la dépasse rend ces pertes incontournables.

Être un vilain, c’est autre chose. C’est :

  • Vouloir la même chose que le héros
  • Chercher à s’opposer activement au héros
  • Adopter un point de vue moral négatif

Ici, nous pouvons citer un personnage de dessin animé, à savoir Scar du film Le roi lion, des studios Disney.

Il veut le trône de Mufasa, comme Simba (enfin le temps qu’il s’en rende compte). Il lance les hyènes à ses trousses pour le tuer et l’empêcher de prétendre au trône de son père. Il n’a d’autre désir que le pouvoir et la domination, dans une forme de cruauté malsaine.

Les vilains ont longtemps été des caricatures de méchants. Depuis quelques années, l’heure est à les regarder sous un angle plus nuancé. Georges Lucas s’est employé à montrer que Darth Vader avait du bon en lui comme son fils le prétendait dans Star Wars épisode 6. La méchante sorcière du Magicien d’Oz se voit raconter une jeunesse pleine de brimades dans le film Wicked.

La différence entre les deux ? Selon Christophe Vogler dans Le guide du scénariste (Dixit), le héros est celui des deux qui grandit le plus dans l’histoire qu’ils vivent tous les deux.

A-t-on vraiment besoin de ces héros et vilains ?

Après tout, héros et vilains sont des archétypes réducteurs. Ne doit-on pas apprendre à se passer d’eux ?

C’est pour cela qu’en fait, au-delà des mots qui simplifient le propos, ce sont des personnages principaux et d’antagonistes dont nous avons besoin pour construire un récit. À savoir des figures départies de leurs attributs moraux, qui se contentent d’incarner deux forces de mouvement concurrentes.

Sortir de cette logique morale a permis de raconter des récits avec des personnages « normaux » au centre de l’attention. Le manga a notamment développé un genre spécifique que l’on appelle « tranche de vie ». Dans Komi cherche ses mots, de Tomohito Oda, l’héroïne éponyme est une lycéenne souffrant de phobie sociale dont on va suivre la quête pour obtenir 100 amis. De l’épique ? Sûrement pas. Mais l’idée que les trajectoires humaines sont aussi importantes que les batailles de masse et les destinées légendaires.

De même, les récits de fiction ont pu mettre en avant des antagonistes et en faire des personnages autant appréciables que le héros, voir d’en faire les co-héros du récit. C’est notamment le cas pour le personnage de Jinx, dans la série animée Arcane, des studios Fortiche. Jinx est l’antagoniste de Vi pendant une longue période. Et même quand elles se retrouvent à la fin, c’est pour constater que leurs chemins individuels les ont trop éloignées pour qu’elles puissent se retrouver.

Nuances, nuances, c’est ce qui fait désormais le sel des meilleurs récits.

Un outil pour guider la création : le voyage du héros de John Campbell

Depuis un demi-siècle, le storytelling est devenu un sujet sérieux à étudier. Le mythe du génie créatif s’estompe et l’on considère qu’il y a des techniques d’écriture à comprendre pour apprendre à composer des histoires.

Nous sommes inégaux devant l’inspiration et la faculté à traiter des informations. Mais nous pouvons tous et toutes nous rejoindre en terrain commun, en maîtrisant ces différents outils.
 Le plus connu, mais pas le moins polémique, est celui du voyage du héros de Joseph Campbell.

C’est dans l’ouvrage Le héros aux mille et un visages que le professeur américain va déployer ce concept. Le livre cherche à établir la notion (contestée depuis) de « monomythe », d’un récit commun, universel à toutes les civilisations. Je ne m’attarderai pas sur ce point précis, préférant me concentrer sur une de ses composantes.

Pour Joseph Campbell, tout personnage principal de fiction entreprend un voyage intérieur autant qu’extérieur qui va générer du changement en lui, autour de lui, en passant à travers luttes, dangers, assistances, mort, renaissance et retour chez soi. Le héros est un personnage en transformation, en évolution, qui ne peut plus rester dans la situation qui était la sienne auparavant et qui lui est désormais inconfortable.

Ce concept permet de pointer quelques grandes figures, comme le mentor, le gardien du seuil ou l’allié qui permettent de structurer le récit.

Il permet aussi de pointer la dimension cyclique de ce voyage, avec ce retour à la situation initiale. Pour Campbell, tant que le héros ne revient pas à un statut apaisé, alors le voyage n’est pas terminé. Ce qui permet de donner du sens à un récit feuilletonesque. Tintin a beau rentrer à la fin de chaque album au château de Moulinsart, son inconfort dans le quotidien banal le pousse toujours à repartir à l’aventure.

Cette cartographie du récit d’une aventure humaine (épique ou non) comporte pourtant des failles. La principale ? La question du genre.

L’héroïne est-elle un héros comme les autres ?

La principale critique faite au voyage du héros, c’est de porter des valeurs masculines intrinsèques qui ne seraient pas communes aux valeurs féminines. Autrement dit, bagarre, conquête, pouvoir, qui ne seraient pas des attributs féminins (une pensée pour Miss Maggie de Renaud).

La romancière Gail Carriger, dans le livre Heroine’s journey : For Writers, readers and Fans of Pop Culture, propose un double résumé par genre.

Voyage du hérosVoyage de l’héroïne
Partir seulRetrouver ou reconstruire des liens
ConquérirIntégrer
Vaincre l’ennemiIdentifier la blessure
Obtenir un pouvoirSe réapproprier sa puissance
Revenir transformé au mondeTransformer sa relation au monde
Logique d’ascensionLogique de réparation

Caricatural ? Sans doute. Sauf si l’on considère que rien n’interdit un personnage masculin à vivre un voyage de l’héroïne et inversement. Parce que, spoiler alert, de nombreux écrivains ou scénaristes hommes offrent à leurs héroïnes un voyage du héros, comme si aucune différence de genre n’était induite par la société.

Soyez créatifs, partez des concepts faciles et tordez-les pour les complexifier et les rendre plus intéressants !

Un outil pertinent pour la conception de campagnes de communication

Mais peut-être êtes-vous toujours un peu sceptique avec cette idée de parler de héros et de vilains dans la communication. Alors quittons la sphère de la création artistique, pour rejoindre celle de l’écriture persuasive.

Soyons direct : la communication fait appel désormais largement à la figure du héros pour soutenir ses messages. Mais reste à définir qui est le héros d’une campagne de communication. Est-ce :

  • La marque
  • Le produit
  • Le client/l’usager
  • Le prospect

Réponse : potentiellement tous ces profils.

Selon les objectifs et les besoins de la campagne, nous ferons appel à l’un ou l’autre pour porter notre message. Sur une campagne « notoriété », la marque comme l’usager peuvent être les héros. Décathlon, dans sa campagne récente « Ready to play », n’apparaît pas à l’écran, mais son esprit est pourtant la grande héroïne de l’histoire.

Sur une campagne « produit », celui-ci ou le prospect seront sans doute privilégiés.

La figure du héros, le jeu de rôle comme Dungeons & Dragons l’a popularisé. Les joueurs incarnent leurs personnages dans un théâtre d’improvisation collaboratif. À partir de quoi ? D’une feuille de personnage, qui regroupe toutes les caractéristiques du personnage fictif.

N’avons-nous pas, en communication, de telles feuilles de personnage ? Bien sûr que si. Nous les appelons « persona ». Ce sont les fiches de personnages de nos clients. Alors il ne tient qu’à nous d’utiliser le contenu de ces synthèses pour raconter des récits impactants.

Et comment raconte-t-on de tels récits ? En nous appuyant sur le voyage du héros, ainsi que sur les outils d’écritures développés par les spécialistes. Mais de cela, nous parlerons une autre fois, restons concentrés sur les héros.

Le cas concret : Comment le Groupe Interaction a incarné ses valeurs

Ces questionnements sur les héros ne sont pas des réflexions hors-sols.
Pendant que j’ai travaillé au service communication du Groupe Interaction, j’ai produit une campagne vidéo marque employeur.
 Mon cadre de travail était le suivant :

·        Une série de vidéos mensuelles publiées sur une année

·        Un format adapté à LinkedIn

·        Un projet mettant en valeur la diversité des métiers recrutés dans le groupe

·        Un regard du service RH sur les profils choisis

·        Un appui sur la baseline du Groupe : « liberté d’être et de grandir ensemble »

J’ai donc développé une interview « Grandir Ensemble », avec l’aide de mes collègues de la communication et des RH. Une interview qui valoriserait les parcours professionnels atypiques des salariés et leurs possibilités d’évolution au sein du Groupe.

  • Le Héros : Le salarié intérimaire qui surmonte ses doutes.
  • Le Mentor : Le Groupe Interaction qui donne les clés du succès.
  • L’Antagoniste : Les chausse-trappes du quotidien et la précarité.

Chaque histoire individuelle a pu s’écrire ensuite par un échange avec les salariés, et l’écriture de ma main, de récits organisés, cohérents avec les valeurs de la marque et respectueux de la réalité des vécus des salariés.

Chaque vidéo postée a réalisé plusieurs milliers de vues sur LinkedIn, développant la notoriété du Groupe Interaction, valorisant les collègues en interne et faisant connaître l’ADN de la marque.

Dans un monde complexe, l’héroïsme tient à peu de choses

Le storytelling en communication a su utiliser les outils de l’industrie du divertissement pour structurer les récits internes ou externes des entreprises et des organisations.

C’est un impératif. Dans une société médiatique où les prospects sont bombardés de messages commerciaux, ils sont en recherche de vérité, de sincérité et d’humanité. Ils veulent se reconnaître dans les vecteurs de communication des marques.

Il n’y a pas besoin de porter une cape pour se montrer héroïque. Il n’y a pas besoin de sauver la planète, pour marquer notre société. A nous de trouver les héros simples et attachants, pour faire face à l’aventure du quotidien.

Ce texte est un extrait développé de ma masterclass Héros et vilains dans la communication. Pour en bénéficier dans votre structure ou commander une masterclass Storytelling adaptée à vos besoins, faites appel à moi via le formulaire de contact.

Modérations, webinaire, dédicaces et télévision : ma semaine bande dessinée

Je suis de sortie cette semaine autour mes activités bd ! En tant qu’auteur, modérateur de rencontres ou consultant en communication digitale, je prends la parole au fil de cette semaine.

Demandez le programme !

Expertise télévisuelle à propos de la bande dessinée

Aujourd’hui lundi 20 avril 2026, vous allez pouvoir me retrouver à partir de 21h05 sur la chaîne Gulli.

En septembre dernier, j’ai répondu présent en tant qu’expert bande dessinée pour deux documentaires Gulli sur les héros du genre, via les trois continents. C’est bien entendu en ma qualité d’auteur de 100 ans de Bande Dessiné, publié chez Larousse, que j’ai été invité.

J’ai beaucoup parlé à la caméra, je serai forcément réduit, mais j’ai tout de même hâte de voir le résultat ! J’ai été sollicité pour apporter différentes anecdotes sur les héros de bande dessinée, comic-book et manga. Si vous voyez les documentaires historiques avec leurs éminents professeurs d’Histoire, cela devrait ressembler un peu à la même chose.

Webinaire communication digitale pour les éditeurs de bande dessinée indépendants français

En ma qualité de consultant en communication digitale, je peux m’adresser à des entreprises très différentes. Depuis peu, j’ai décidé de croiser mes différentes expertises en proposant un webinaire aux éditeurs du Syndicat des Editeurs Alternatifs (SEA) par ailleurs ouvert à tous les éditeurs indépendants.

Cela se déroulera mercredi 22 avril, de 11h à 12h30. Il est encore possible de s’inscrire via le lien weezevent, au tarif de 120€ (90€ pour les adhérents du SEA).

Mon objectif, c’est de leur transmettre toutes les bonnes pratiques de la communication digitale, qui pourront les amener à jouer avec les bonnes règles au même jeu que les autres éditeurs.

Avec le bon niveau d’information, je vise à rendre autonomes les petites structures dans leurs actions de communication pour qu’elles puissent travailler à leur rythme.

Elles ont des oeuvres et des auteurs et autrices à défendre, je suis heureux de pouvoir les accompagner en ce sens, en ma qualité de consultant.

Intervention au festival de bande dessinée Petit BIG à Gouzon

Vendredi et samedi 24-25 avril, je serai présent à Gouzon dans la Creuse, pour le Petit BIG.

J’y dédicacerai bien entendu 100 ans de bande dessinée. J’aurai aussi plaisir à retrouver des lecteurs de London Vénus, pour lesquels j’aurai un petit cadeau s’ils me font signer l’album. Cela se fera au fil des deux journées.

Samedi 25 avril j’aurai aussi deux activités professionnelles.

De 9h à 10h, j’animerai un Café BD, une des prestations que je propose en festival BD.

Je viens avec une sélection des sorties bd, comics, manga les plus intéressantes du premier trimestre 2026 et on en discute autour d’un petit déjeuner. On partagera avec éclectisme et passion, pour une sélection riche et variée comme je les aime !

Ensuite, de 15h30 à 17h, j’interviendrai en tant que modérateur de la table ronde « L’auteur.ice de BD est-il.elle juste un.e raconteur.euse d’histoires? » Avec les auteurs Mig, Otto T. et Pierre Fouillet. Autrement dit, nous allons explorer ce qu’est la réalité du métier de bédéiste derrière les petits mickeys.

Un consultant en communication digitale en table ronde pour la communication des auteurs et autrices

Dernier moment professionnel de cette belle semaine, dimanche 26 avril à 14h au festival L’ouest hurlant à Rennes.

Cette fois-ci je serai participant à la table ronde « Faire entendre la voix des artistes-auteurices » avec Marie-Lou Dulac, Stéphanie Le Cam et Jolan C. Bertrand. Elle sera animée par Bénédicte Coudière.

Et c’est bien en ma qualité de communicant digital « slash » auteur « slash » journaliste que je suis invité à m’exprimer. J’aurai la possibilité de défendre mes points de vue sur la communication digitale des auteurs et autrices ainsi que celle des maisons d’éditions.

Autrement dit, c’est une semaine riche qui m’attend, à l’image de mon activité professionnelle.

Vous souhaitez organiser une expérience similaire pour un événement ? Prenez contact avec moi pour rendre cela possible !

Mon année de journaliste bande dessinée 2025

Puisque 2025 se termine, il est temps de tracer avec vous, ce qu’aura été mon année de journaliste bande dessinée 2025. Articles, médias, projets, interventions, voici ce que je retiens tout particulièrement de mon engagement dans le monde du 9e Art.

Un petit mot pour se lancer, sur un triste moment qui inaugura 2025. Alors que j’arpentais la journée professionnelle du FIBD 2025, j’apprenais le décès de mon collègue Florian Rubis. Journaliste, essayiste, commissaire d’exposition, il avait lancé avec moi le Prix Comics ACBD à qui il n’avait jamais fait défaut. Il devait nous présenter l’exposition sur la SF qu’il avait conçue pour la durée du festival. Mais il n’est jamais arrivé à Angoulême. Triste moment, mais petite lueur de gratitude quand il fût inclus dans la liste des disparus de l’année, présentée pendant la cérémonie de prix du FIBD. Festival dont nous reparlerons ici, évidemment.

Mon année de lectures BD, comic-book, manga

Si vous l’ignorez, je tiens des statistiques toute l’année sur les lectures que je fais. J’aime bien les analyser et analyser ce que je lis, pour en tirer des évolutions personnelles et professionnelles. Je vous la synthétise en une infographie, mais pour la version longue, continuez avec moi.

Plus d’ouvrages lus en 2025 qu’en 2024

Infographie une année de lecture bande dessinée comic-book manga 2025 du journaliste essayiste et critique Yaneck Chareyre
Mon année de lectures en chiffres

Premier chiffre important, j’ai lu 471 bandes dessinées ou ouvrages para-bd pendant cette année. Soit une hausse de 11% par rapport à 2024. 2023 restera mon année la plus riche, avec 555 lectures faites. Cela reste dans un chiffre très raisonnable… pour quelqu’un qui souhaite s’intéresser à tout ce que fait le 9e Art.

Mais c’est un chiffre à relativiser. On estime autour de 3500 nouveautés publiées cette année. Et j’ai lu des titres plus anciens. Je n’ai donc lu QUE 339 sorties 2025. Cela fait à peine 10% des nouveautés que j’ai donc pu lire. Cela appelle à l’humilité, même en tant que journaliste on rate BEAUCOUP de publications. Que dire du public, en ce cas ?

La question de la Bande Dessinée asiatique

Parmi mes « insatisfactions » de l’année, il y a le classement par origine géographique. Je trie les œuvres lues entre les trois principaux continents/pays de publication, Asie, Europe et Etats-Unis. Le classement de cette année représente une décision prise en fin d’année dernière : celle de réduire la lecture de mangas pour me recentrer sur les liens transatlantiques dans la bande dessinée (j’ai produit en 2024 une conférence BD très sympa à ce sujet, n’hésitez pas à me la commander). Alors forcément, cela se ressent sur le nombre de titres asiatiques que j’ai pu lire. Seulement 47, même pas deux par mois. Et là, beaucoup moins de sorties puisque je me suis aussi offert du rattrapage de lecture sur des séries plus anciennes. Simplement pour le plaisir de lire.
Il me faut plus m’appuyer sur mes collègues spécialistes du sujet, pour lire moins, mais mieux de mangas.

Un recentrage qui se voit

Fox-Boy un super-héros de comic-book à la bretonne

Si les mangas baissent, comics et franco-belge, eux, sont à la hausse, forcément. +10% pour la BD américaine, et +18% sur la BD européenne. Je préfèrerais que les chiffres soient inversés, mais il s’avère que j’ai donné encore plus de place à la bd locale cette année. Ceci dit, 144 comics lus cette année quand on sait qu’ils font tous au moins 110 pages, voir beaucoup plus, ça fait un sacré volume de pages lues…
Ma bonne résolution ? Essayer de lire encore plus de comic-books en 2026. La production n’est pas aussi nombreuse que la franco-belge, mais il y a encore matière à progrès.

Parlons de la diversité éditoriale

Pas de bande dessinée sans artiste, c’est évident. Mais sans les éditeurs, peu d’argent pour faire manger et travailler les dits artistes. Les maisons d’éditions sont importantes, qu’elles soient affiliées au SNE, pour les grosses, ou au SEA pour les indépendantes et alternatives.

Et vous, combien de maisons d’édition avez-vous lues ?

Une maison d’édition, c’est une ligne éditoriale, même pour les plus grandes. Quand bien même elles ciblent les mêmes audiences, elles ne publient jamais exactement le même genre d’albums. Alors il est important de diversifier ses sources d’approvisionnement.

Pour ma part, j’ai donc lu des titres issus de 99 maisons d’édition différentes cette année. Elles n’étaient que 86 en 2024, c’est donc une grande fierté pour moi de m’être ouvert à d’autres structures. Notamment les structures espagnoles, dans le cadre du Prix de la BD pyrénéenne dont je suis membre.
Bien entendu, cela veut dire qu’il y a beaucoup de maisons pour lesquelles je n’ai lu qu’un seul titre. Mais connaître leur existence, leur ligne, leur intérêt, me permet de me montrer plus attentif à leurs productions forcément plus difficiles à suivre au fil des mois.

Le top 3 des maisons d’édition que j’ai le plus lues

Pas de surprises par rapport à 2024, le même trio est reconduit pour les mêmes raisons. Panini est en tête avec 44 albums lus, suivie par Urban Comics et 38 titres, Delcourt complétant le podium avec 34 publications lues.

Ce sont les trois structures majeures du marché du comic-book en France. Et Delcourt publie des œuvres des trois continents. Donc entre les sorties 2025 et mes rattrapages en bibliothèques municipales, ces trois là ont ma préférence. Casterman, Dargaud, Dupuis et Glénat suivent évidemment, ce sont les plus gros producteurs chaque année. Mais Sarbacane suit quand même de près…

Concernant les dates de sorties

Fin 2024, j’avais souhaité plus m’engager dans la découverte d’œuvres de l’année à venir. C’est réussi, puisqu’avec 339 sorties 2025 découvertes, j’ai accru de 11% cette part de la production dans mes lectures.
Le fait principal n’est pas tellement sur ce point. Mes lectures se sont principalement concentrées sur la période 2022-2026 puisque ces années représentent 91% de mes lectures.

En quoi est-ce un problème ? Cela veut dire que je perds de la vue sur le temps long, au détriment de la course à la nouveauté (oui, que j’ai recherchée, je ne peux pas me plaindre). Mais 2022, c’est juste hier, dans l’économie de la bande dessinée. C’est toujours du temps court.
Alors j’ai décidé de me lancer un défi à ce sujet, que je vous présenterai dans mon année d’écriture en dessous.

A propos de celles et ceux qui produisent la bande dessinée

Parlons maintenant un peu des artistes qui sont à l’origine de la bande dessinée.
Cette année, j’en ai lu 652 différents. Seulement 603 l’an dernier. Donc soit j’ai lu plus d’albums produits en équipe (la hausse sur le comic-book peut le laisser penser) soit c’est la hausse du nombre d’albums qui accompagne cette hausse de 8%.

Et parmi eux, j’ai lu 111 AUTRICES. Car depuis plusieurs années, je pointe ma capacité à dépasser ou non la barrière d’invisibilisation de cette part du groupe des « auteurs ». 17%, c’est mieux qu’avant, mais elles sont aujourd’hui plus nombreuses qu’avant, il y a donc toujours matière à progresser.

Autre métier invisibilisé, celui de coloriste. Il est intéressant de pointer que seuls 28 ont été cités en couverture parmi les 471 albums lus. Beaucoup d’artistes se mettent en couleur eux-mêmes, mais cela montre aussi la difficulté de l’industrie de la BD à faire des coloristes des auteurs à part entière.

Et parmi tous ces créateurs, quel est celui que j’ai le plus lu ?
C’est un scénariste, américain, Jason Aaron. Parce qu’il a d’excellentes sorties 2025 en VF, mais aussi parce que j’ai entrepris de rattraper tout le retard que j’avais sur son « run » (son travail) sur la série Avengers de Marvel Comics. Et puis bon, un scénariste c’est quasi toujours plus rapide qu’un dessinateur, en bande dessinée…

Une année de lectures BD positive pour moi donc, mais quand même avec toujours des axes d’amélioration. Plus et mieux, serait une bonne façon de résumer ce que je dois faire en 2026…
Pourquoi un tel défi ? Parce que je veux toujours mieux connaître le monde de la BD et que pour cela il faut le vivre.

Mon année d’écriture

Lire est une chose, mais si je lis, c’est bien pour écrire. Voici donc mon bilan de journaliste BD en 2025.

Une année pleine sur Comixtrip

C’est maintenant la seconde année que je collabore au site Comixtrip.fr, pour lequel je pilote la ligne éditoriale comic-book.
J’ai produit cette année 67 articles pour le site. Des critiques, principalement, mais aussi des reportages, des interviews, dont une dont je suis particulièrement fier puisque son auteur n’est pas venu en France, Kaare Andrews. Je compte bien recommencer.
Mais mon papier de l’année pour Comixtrip c’est sans doute celui que j’ai consacré à la polémique Boule à Zéro et pour laquelle il me semble être parvenu à apporter un peu de distance salutaire. Du journalisme utile, c’est appréciable. Ca me fait du bien et ça m’a donné envie de recommencer… Suivez bien le Libération du 03 janvier, quelque chose de cet ordre va s’y passer…

Genis Rigol et son oeuvre, Brunilda à La Plata (Photo Yaneck Chareyre pour Comixtrip.fr)

J’ai eu le plaisir de chroniquer de grands albums, comme Drome, Sage ou l’abîme de l’oubli. Mais aussi de petites pépites plus discrètes, le bus tome 3, Odyssée de merde ou l’immense Brunilda à la Plata.
Merci à mes camarades du comité de pilotage de Comixtrip, et tous nos co-équipiers pour cette belle année.

Et donc, je vais me lancer un défi via Comixtrip. Celui d’explorer le passé de la bande dessinée. Chaque semaine de 2026, je proposerai une chronique BD de 1982, l’année de ma naissance. Un prétexte pour explorer et rappeler les visages de la BD à cette époque. Et pour moi, de me souvenir ou d’apprendre, d’où viennent les artistes qui explosent aujourd’hui. J’espère que ce format vous plaira.

Le lancement de BD Talk

Et avec les mêmes gens que ce comité de pilotage, nous sommes devenus des amis. Et nous avons eu envie de lancer notre espace à nous, notre marque. Alors à côté de nos activités existantes, nous avons lancé une chaîne Twitch : BD TALK.

Tous les mardis, nous proposons un live autour de la bande dessinée.
Le premier mardi du mois, c’est une émission d’actu collective, chaque autre mardi, une émission en solo sur nos thématiques de coeur. Pour la part, la prochaine que j’animerai sera consacrée aux samouraïs.
Les replays des émissions sont à retrouver sur YouTube.

C’est un projet collectif, sur lequel nous apprenons beaucoup d’un média qui n’était pas le notre.
Et pour ma part, au delà du rédactionnel, je travaille évidemment sur la stratégie de contenu et le community management, que je vends aussi parmi mes prestations de consultant en communication digitale.

Mes modérations de rencontres

Du côté des modérations de rencontres, j’ai eu le plaisir de travailler avec les festivals Pré en Bulles et Quai des Bulles. Cette partie de mon activité est amené à se développer maintenant que je travaille à mon compte et vous pouvez tout à fait me contacter de partout en France pour intervenir avec vous. Mon calendrier commence à se remplir, ne perdez pas de temps pour faire appel à mes compétences en la matière.

Modération non, mais conférence oui, avec une nouvelle participation au festival franco-espagnol de Sabinainigo pour une discussion croisée ACBD/ACD Comic sur le thème de la BD jeunesse.

Les projets de livres en cours

En 2023, la sortie de 100 ans de bande dessinée, chez Larousse, m’avait donné goût à l’écriture sur le temps long. J’ai utilisé 2025 pour poursuivre dans cette voie.

D’abord, je croise les doigts pour que soit publiée ma contribution au colloque universitaire de 2023 sur la nouvelle économie de la BD. Espérons que les Presses Universitaires de Rennes seront prêtes pour que cet ouvrage sorte en 2026.

Mais cette année, j’ai surtout mené une longue enquête sur le sujet du comic-book. Plusieurs dizaines d’entretiens pour donner à voir et comprendre un phénomène trop invisibilisé jusqu’alors. Je reste encore discret sur le net sur le sujet, mais j’attends validation d’un contrat de publication pour le dernier trimestre 2027. J’espère une annonce officielle en janvier, après signature du contrat.

Enfin, un autre livre potentiel s’est invité au programme, suite à un démarchage direct de ma part. Un ouvrage didactique et pédagogique sur la BD, dont l’éditrice aime beaucoup le sommaire (et moi plus encore), mais qui est tributaire de questions d’iconographies qui mettent en jeu la suite du projet. J’aimerai vraiment faire ce livre, espérons que je pourrai annoncer une bonne nouvelle rapidement.

Le soutien au boycott du FIBD

Et comment ne pas parler, dans cette année de bande dessinée, du festival d’Angoulême ? Cette année historique pour le monde de la BD a vu tomber le FIBD, pris en otage par une association propriétaire frisant le délire sectaire et une entreprise organisatrice vouée au bien-être de son patron.

Félicitons ma collègue Lucie Servin de l’Humanité, qui a produit les reportages qui ont su porter le fer dans les plaies. Et félicitons aussi tous les auteurs et autrices qui ont assumé un appel un boycott printanier, que j’avais personnellement signé en ma qualité d’auteur et d’acteur du monde de la BD.

En janvier 2026, il n’y aura pas le FIBD mais des FIBD, des Fêtes Interconnectées de la Bande Dessinée, que nous couvrirons avec BDTalk comme avec Comixtrip.

Conclusion : 2026 a du potentiel

2025 aura été une belle année pour moi au sein de la bande dessinée. Mais en devenant freelance, je m’ouvre de nouvelles opportunités d’écriture, d’actions de médiation culturelle, de journalisme.
Alors je crois que 2026 a le potentiel pour être une année encore plus riche et encore plus positive pour moi en la matière.

Mais la morosité de l’industrie de la BD en 2025 sera le juge de paix de tout cela. Suivant comment cette industrie vivra l’année à venir, alors nous, ses acteurs périphériques, saurons ce qui nous attend.

Les 7 briques d’une bonne prestation en stratégie de communication digitale

Vous n’avez pas les ressources internes pour concevoir une stratégie de communication digitale. Pourtant vous savez que communiquer sur le net, c’est essentiel pour développer votre activité. Vous êtes donc prêt à sauter le pas et à faire appel à un consultant en stratégie de communication digitale. Et vous vous demandez ce que vous allez recevoir concrètement.
Découvrez ici les sept briques d’une bonne prestation en stratégie de communication digitale.

Qu’allez-vous recevoir en commandant une bonne prestation de stratégie de communication digitale ?

L’audit de vos présence en ligne : pour comprendre d’où vous partez

Une prestation en stratégie de communication digitale n’a de valeur que si elle s’appuie sur qui vous êtes. Vous ne payez pas pour recevoir des recommandations génériques.

Au commencement d’une bonne stratégie, il y a un entretien client pour comprendre qui vous êtes et quels sont vos objectifs.

Cet entretien se complète d’une étude externe de votre présence en ligne :

  • site web
  • réseaux sociaux
  • avis en lignes
  • annuaires sur internet

Quels sont vos points forts ? Quels sont les points à améliorer ?

La rencontre entre cette étude concrète et vos ambitions permettent d’y répondre.

Le benchmark concurrentiel : les autres font aussi de bonnes choses

L’entretien préalable vise aussi à comprendre votre environnement concurrentiel.

Une fois celui-ci posé, une bonne stratégie de communication digitale passe par une observation des actions des autres acteurs.

Pourquoi ont-ils de meilleures performances réseaux sociaux que vous ?

Votre marché rencontre-t-il des difficultés structurelles en communication digitale ?

Quels sont vos points forts à préserver et/ou renforcer ?

Une bonne analyse concurrentielle n’est pas à charge. Elle vise à montrer autant vos forces que vos axes d’amélioration.

L’analyse stratégique : argumenter pour justifier

Vous faites appel à un expert de la communication digitale pour vous accompagner. La stratégie qu’il vous livre doit refléter cette expertise.

Une entreprise ne se pilote pas « aux tripes ». Une communication numérique non plus.

Elle s’appuie sur des principes conducteurs, sur des analyses certifiées ainsi que sur des expérimentations personnelles. Tout cela encadré par des éléments chiffrés et vérifiables.

Votre consultant en communication digitale croise l’audit, le benchmark et son savoir technique pour vous proposer une analyse claire et personnalisée de votre situation.

Sans ce niveau d’analyse, il n’est pas possible de vous proposer une stratégie pertinente qui fera ses preuves.

Les recommandations : comment agir et piloter

C’est le point d’orgue d’une bonne analyse stratégique. Le moment où l’on passe de l’étude à l’opérationnalité.

C’est là que l’Intelligence Humaine se vérifie. C’est là que se dévoile la valeur d’une bonne stratégie de communication digitale.

Une série d’actions concrètes à mener

Vous devez recevoir des recommandations d’actions pratiques à mener.

  • Quelles plateformes investir et privilégier ?
  • Quelles actions de correction mener ?
  • Quels formats nouveaux produire dans votre communication réseaux sociaux ?
  • Comment entraîner votre entreprise dans ces actions ?
  • Comment réaliser ces actions avec les moyens qui sont les vôtres ?

Sitôt la présentation de la stratégie terminée, vous pouvez directement passer à l’action.

Vous devez aussi recevoir des recommandations de partenaires potentiels pour vous accompagner dans des actions de long terme. Seul, on avance plus vite, accompagné, on avance plus loin.

Les indicateurs pour mesurer le succès de vos actions

Piloter à l’instinct, c’est possible, mais ce n’est pas fiable.

On n’imagine pas respecter les limitations de vitesse, sans un compteur sur le tableau de bord de son véhicule.

C’est la même chose en communication digitale. Une bonne stratégie doit vous proposer non seulement les actions à réaliser, mais aussi les indicateurs clés de performance (KPI).

Ces indicateurs doivent correspondre à vos objectifs. On ne regarde pas les mêmes instruments selon que l’on souhaite développer sa notoriété ou ses ventes.

Et à chaque indicateur, doit se voir associer une proposition d’objectif à atteindre pour établir le succès de la stratégie.

Vous devez pouvoir vérifier par vous-même, la pertinence concrète des recommandations qui vous ont été faites.

Ligne éditoriale : Guider et harmoniser vos prises de paroles

On ne parle pas à des clients comme on parle à des partenaires.

On ne parle pas à des clients entreprises, comme à des clients consommateurs.

Une stratégie de communication numérique doit définir ces niveaux de langages.

En s’appuyant sur vos valeurs, sur votre identité, elle doit vous donner des conseils sur la façon d’adresser votre audience.

Là encore, ce sont des prescription immédiatement activables pour vous. Des changements dans vos pratiques, qui peuvent réellement améliorer la connexion entre votre marque et votre cible.

Le calendrier éditorial : Quelles thématiques traitées au fil de l’année ?

Une fois fixée la façon dont vous allez parler à vos publics, en B2B comme en B2C, reste à savoir de quoi vous allez parler.

Pour une entreprise, on peut vite se tirer les cheveux à ce sujet.

Entretiens et benchmark permettent à votre consultant en stratégie de communication digitale de vous livrer une liste de thématique organisée dans l’année.

Celle-ci doit correspondre à :

  • La saisonnalité de votre marché
  • Les sujets des produits que vous commercialisez
  • Les centres d’intérêts de vos cibles
  • Vos capacités de traitement

Une fois encore, une bonne stratégie est facilement applicable avec les moyens qui sont les vôtres, qu’ils soient immédiatement accessibles ou à développer.

Le calendrier de publication : Anticiper le travail à effectuer

Dernière brique d’une stratégie en communication digitale, définir quoi publier et quand.

Il ne s’agit pas de faire à votre place. Il s’agit de vous recommander un rythme de prise de parole pertinent pour soutenir la stratégie. Et en même temps, soutenable pour vous au quotidien.

C’est aussi le dernier signe que votre consultant a compris qui vous étiez et quels étaient vos possibles.

Recevez votre stratégie de communication digitale personnalisée avec Yaneck Chareyre

Ces bonnes pratiques visent à vous offrir une prestation personnalisée, argumentée et vérifiable.

C’est dans cet esprit que je travaille. Vous souhaitez que nous collaborions autour de vos prises de parole en ligne ? Apprenez-en plus sur ma page Votre stratégie de communication digitale.

Et si vous êtes déjà convaincu, alors demandez directement un devis gratuit.

Storytelling en communication d’entreprise : c’est fait pour vous !

« Dans mon activité, on n’a pas la place pour raconter des histoires ». C’est une objection qui m’est parfois présentée quand je présente une stratégie de communication digitale. Le storytelling en communication d’entreprise questionne. Pourtant, toutes les activités ont une histoire à raconter, même celles qui traitent du sujet le plus douloureux : la mort. Laissez-moi vous raconter cela.

storytelling en communication d’entreprise : raconter la collaboration entreprise-client

Le storytelling c’est quoi concrètement ?

Vous voyez peut-être passer ce mot dans les médias, sur les réseaux sociaux et vous vous demandez ce que représente le storytelling. Basiquement, le fait de raconter une histoire, si l’on traduit littéralement de l’anglais au français. On raconte des histoires dans des œuvres de fiction, mais pas seulement.

Définition du storytelling

Dans la communication aussi, on s’appuie de plus en plus sur cette notion. Pour moi, le storytelling, c’est une technique de composition d’un récit cohérent, en vue d’obtenir une réaction émotionnelle d’un public cible.

storytelling stratégie de communication digitale Yaneck Chareyre
photo par Suzy Hazelwood

Il ne s’agit pas d’improviser quelque chose. Il s’agit de s’appuyer sur son identité ou sa plateforme de marque pour construire un récit qui va connecter l’audience prospect ou client, à nos valeurs.

Et pour cela, en effet, on va utiliser les outils propres à la narration fictionnelle. Oui, on va travailler comme des scénaristes de films ou des écrivains de roman.

Quels sont les éléments constitutifs d’un storytelling de marque ?

Pour composer un récit, quel que soit le média, il y a des ingrédients communs qu’il faut toujours retrouver :

  •         Un personnage principal, héros ou héroïne.
    C’est elle qui vit l’aventure et se verra transformer par elle
  •         Des objectifs conscients et inconscients
    Le personnage doit avoir des insatisfactions à résoudre qui vont le faire avancer
  •         Un antagoniste
    Le méchant, l’adversaire, le super-vilain, qui veut la même chose que le héros et lutte contre lui.
  •         Des péripéties
    Les trains qui arrivent à l’heure ne font pas de bonnes histoires, mais le cheminot qui rattrape le retard en est une bonne, lui.
  •         Une confrontation
    Héros et antagoniste doivent se faire face et le héros prendre l’ascendant sur son adversaire
  •         Une prise de conscience
    Le héros/L’héroïne doit évoluer par rapport à sa situation de départ, doit comprendre le sens des épreuves qui se dressent face à lui/elle.
  •         Un retour à l’équilibre
    On pose un point final, une situation dans laquelle le personnage principal peut se poser et se reposer.

« Monsieur, je ne vois pas comment appliquer ça dans mon entreprise… »

C’est la remarque que m’a faite un jour une étudiante en MBA2 Direction Artistique pendant un cours que je donnais. J’avais présenté une autre version de la composition d’un récit, le voyage du héros, de Joseph Campbell.
Les théories de Campbell sur le monomythe, l’histoire unique à toutes les cultures, sont aujourd’hui remises en question. Mais je trouve personnellement qu’au sein de cette réflexion, le voyage du héros fonctionne encore efficacement.

Raconter des histoires dans le monde des obsèques

Cette étudiante était en alternance dans une entreprise proposant un accompagnement aux démarches post-décès. Banque, assurances, toutes ces formalités complexes sont ainsi facilitées car prises en charge par une entreprise parfaitement rodée à l’exercice.

J’ai donc pris le schéma du voyage du héros et ai construit avec elle un récit de communication :

D’abord, notre personnage principal. Il me paraissait évident que ce serait un client. Nous sommes donc partis sur le persona de l’entreprise, un homme de plus de 60 ans, ayant récemment perdu son épouse.
Son désir profond ? Vivre son deuil sereinement sans se perdre dans des démarches administratives.
L’antagoniste ? Soyons cliché, et parlons de la lourdeur administrative à travers un employé de bureau manquant d’empathie.
Les péripéties ? Une assurance obsèques versée sur un compte auquel le conjoint n’a pas accès, des documents qui n’arrivent pas assez vite…
L’allié du héros ? L’entreprise évidemment !
L’affrontement final ? L’entreprise « terrasse » les complexités présentées par l’employé de bureau et obtient le versement de l’argent.
La prise de conscience ? Réaliser qu’on ne peut pas tout réussir soi-même, plus encore en situation de détresse.
L’équilibre final ? Un conjoint rassuré, qui peut travailler son deuil sereinement aux côtés de ses proches.

Avec ça, nous avons déjà la trame d’une série de vidéos réseaux sociaux, d’une publicité télé ou le script d’un épisode de podcast. Et en changeant les paramètres, on peut raconter de nombreuses histoires.

Quel est l’intérêt du storytelling d’entreprise en communication digitale ?

Communiquer en racontant des histoires, c’est mettre en valeur le client. C’est faire de lui ou d’elle un acteur qui trouvera des solutions par son alliance avec l’entreprise. Le client n’est plus simplement un consommateur. Il est partie prenante, avec l’entreprise, de sa propre satisfaction.

Vous apportez une solution à un problème, mais c’est la personne qui garde le contrôle. Quelle position plus rassurante pour un consommateur ?

Intégrez le storytelling dans votre communication d’entreprise

Si nous pouvons écrire des histoires pertinentes sur un sujet aussi sensible que les obsèques, alors toutes les entreprises, tous les produits peuvent bénéficier de cette technique.
Faites appel à mes services pour que nous construisions ensemble l’histoire qui rendra inoubliable votre marque.

Modérations et interviews à Quai des Bulles 2025

Fort Royal Saint Malo (Photo Yaneck Chareyre)

Les 24, 25 et 26 octobre derniers se tenait le festival de bande dessinée Quai des Bulles, à Saint Malo. Plusieurs centaines d’auteurs et autrices invités, la plupart des éditeurs présents, des rencontres nombreuses et variées, tout était rassemblé pour offrir un excellent week-end B2B malgré la tempête.

Comme chaque année, j’aborde Quai des Bulles avec différentes casquettes, qui m’assurent un week-end dense et riche.

Modérateur de rencontres bande dessinée pour Quai des Bulles

J’ai d’abord le plaisir d’intervenir en tant que modérateur de rencontres pour le festival. Si l’an dernier, j’avais accompagné des tables rondes, cette année, j’ai travaillé à mettre en lumière l’œuvre et le parcours d’un seul auteur ou autrice.

Yaneck Chareyre – Pierre Jeanneau, QDB 2025. Photo : Claire Karius

Pierre Jeanneau, micro-éditeur et auteur

Vendredi 24 octobre, j’ai animé la rencontre Les connexions de Pierre Jeanneau, à la Rotonde Cartier, au palais du Grand Large.
Une heure d’échanges basés initialement autour du diptyque d’albums Connexions, publié aux éditions Tanibis. Mais j’ai voulu aller plus loin. Pierre Jeanneau est aussi co-animateur de la maison d’édition Polystyrène, qui bénéficiait d’une exposition extérieure sur le parvis de la Grande Passerelle, le grand espace culturel de Saint-Malo.

éditions Polystyrène, générateur de strips

j’ai donc voulu montrer comment se construisait un double parcours artistique et éditorial, ce qui a séduit une salle pleinement remplie. Nous avons beaucoup parlé de création sous contrainte, tant pour encadrer le récit que pour en assurer sa conversion en album.

Margot Turcat : vulgariser la vie après un AVC

Dimanche 26 octobre, j’étais présent à la médiathèque de Saint-Malo pour accompagner Margot Turcat, autrice des titres Mon petit AVC et Ca me prend la tête, publiés aux éditions Larousse. Une rencontre gratuite et ouverte à toutes et tous. Dans un espace plus éloigné du festival mais qui n’a pas empêché de retrouver une assistance nourrie et attentive.

Cette rencontre montre la volonté du festival de promouvoir toutes les formes de bande dessinée et pas seulement les classiques. En effet, Mon petit AVC est d’abord un compte Instagram sur lequel l’autrice a publié sa BD avant que ses dessins ne soient convertis en album.

Ce fût l’occasion de toucher un public différent, notamment intéressé par le sujet traité.

Deux rencontres qui se sont bien déroulées, notamment dans le travail préparatoire avec les deux artistes, volontaires et généreux.

Journaliste Comixtrip.fr en action

Evidemment, un événement comme le festival de Saint-Malo est l’occasion pour moi d’assurer mes fonctions de journaliste et de créateur de contenu. J’ai pu défendre et agir au nom des deux médias pour lesquels je collabore, Comixtrip.fr et la chaîne Twitch BD Talk. Cette année, préférence a été donné au site, nous verrons l’an prochain si BD Talk se montre plus actif sur le festival, en dehors d’un aspect « représentation ».

Jury du prix jeune talent Quai des Bulles

Comixtrip.fr est partenaire du prix jeune talent Quai des Bulles. Nous assurons le suivi médiatique du concours et un de nos membres siège au sein du jury qui désigne les lauréats. Etant le membre de la rédaction le plus proche de la cité malouine, c’est moi qui siège, pour la seconde fois.

Présidé par Nicolas Barral, le jury s’est réuni en septembre pour désigner les 15 participants qui seraient exposés et les quatre primés. Retrouvez toutes les informations à ce sujet sur l’article produit par Damien Canteau pour Comixtrip.

Lauréate Prix -12 ans Jeune Talent 2025

Pendant le festival, nous avons deux tâches à assurer : la remise des prix, et les quinze sélectionnés ignorent jusqu’au bout qui est vainqueur; un temps d’échange entre le jury et les artistes exposés.

Deux moments passionnant pour qui, comme moi, souhaite défendre les talents émergents de la bande dessinée française.

Des interviews à lire prochainement

Avec près de 900 artistes présents sur les trois jours, Quai des Bulles est un formidable terrain de rencontre pour les journalistes. Pour ma part, j’ai réalisé trois interviews, que vous pourrez découvrir prochainement sur Comixtrip.fr.

Vous découvrirez comment ont travaillé les auteurs de trois des meilleurs albums de l’année, pas moins : Soli Deog Gloria (Jean-Christophe Deveney, Edouard Cour, Dupuis), Brunilda à La Plata (Genis Rigol – Virages Graphiques) et Drome (Jesse Lonergan, 404 Graphic). Trois livres brillants, quatre artistes puissants dont j’ai déjà hâte de transcrire les entretiens.

Le bénévolat et le prix comics acbd

Être journaliste, c’est aussi s’engager bénévolement. Comme plusieurs années maintenant, j’ai remis aux côté d’une partie du comité de sélection, le prix comic ACBD 2025. Attribué à Watership Down, de James Sturm et Joe Sutphin, il a été reçu par leur attaché de presse française, Sylvie Chabroux, au nom de la maison d’édition Monsieur Toussaint Louverture.

C’est l’occasion pour nos membres de partager un verre et de célébrer la bande dessinée américaine. Merci à l’Univers pour l’accueil.

Bernard Launois, Sylvie Chabroux, Arnaud Tomasini, Yaneck Chareyre, Damien Kebdani

Et beaucoup de rencontres informelles

Saint-Malo, c’est bondé, mais c’est petit. Alors il est facile de se retrouver.

Ces trois jours ont donc aussi beaucoup servi à créer ou poursuivre des liens établis grâce au virtuel, et qui s’épanouissent plus encore dans le réel.
Oui, il a fait mauvais pendant ces trois jours, mais la mer était belle et les relations humaines chaleureuses.
C’est finalement là l’essentiel.

2024 : Quelles perspectives professionnelles dans la BD pour moi ?

Alors donc, de quoi sera fait 2024 ?
Côté scénarisation, cela reste encore fragile et ce n’est pas cette année qui verra la production de mon second opus. Vous l’avez compris en lisant mon article Bilan 2023, je travaille quand même à ce que cela se fasse en 2025.
Mes enjeux sont plus du côté de l’écriture d’essais. Parce que si j’ai été pris par le syndrome de l’imposteur en écrivant 100 ans de Bande Dessinée, la réussite du projet m’a donné envie de continuer à écrire. J’ai donc deux projets en tête et même un en cours de travail.

ÉCRIRE DE NOUVEAUX ESSAIS

J’ai proposé à une collègue de collaborer à l’écrire d’un livre d’entretiens, dont nous avons préparé le concept sur le dernier semestre 2023. A partir de la semaine prochaine, nous commençons ces entretiens afin de réunir un début de matière pour démarcher des éditeurs. Je crois beaucoup à ce projet qui le semble à la fois tout à fait niche et complètement ouvert. Paradoxe dont nous espérons convaincre un éditeur de la pertinence. Je n’en dit pas plus pour l’instant, mais j’espère bien que vous en entendrez quelque chose pendant cette année.
Le second est une envie. Le résultat d’un esprit que j’ai laissé vagabondé pendant une séance de dédicaces et qui me semble venir explorer un vide. C’est aussi une envie de collaboration, que je pense soumettre à mon partenaire potentiel courant janvier. Qui sait si cela ne restera pas lettre morte, mais j’ai le sentiment qu’il y a une bonne idée. A creuser donc.

A noter que je vais devoir aussi livrer un bel article dans des actes de colloque, à la suite de ma participation au colloque du 3RBDNA. Une publication de niveau universitaire qu’il me tarde déjà de mettre au travail.

DÉFENDRE ET PROMOUVOIR 100 ANS DE BD

Cette année me verra aussi assumer le service après-vente de 100 ans de Bande Dessinée. J’ai déjà trois invitations à honorer en mars, avril et juin, qui me verront balader en Mayenne, en région parisienne et en Normandie. En région parisienne, c’est même ma première conférence qui se prépare. 45 minutes où je serai le seul à parler. Un sacré défi, extrêmement stimulant et que je vais valider en bonne et due forme dans la prochaine quinzaine. Je croise les doigts pour que d’autres invitations se fassent. A moi de bien travailler à faire connaître ces événements pour qu’ils se reproduisent.

JOURNALISTE, ENCORE ET TOUJOURS

Bien entendu, je continue de travailler chez Zoo le mag en tant que journaliste pigiste. Des pistes pour un projet plus riche avaient été tracées, mais je pressens qu’elles vont avoir du mal à se concrétiser pour 2024. Tant pis, vous l’aurez constaté, je ne m’ennuie pas.
Et j’espère bien que ma casquette de journaliste me permettra encore d’animer différentes rencontres dans les festivals BD. Il faut que je me décide à aller démarcher le plus gros d’entre eux, avec qui je ne collabore toujours pas. Ce sera une de mes bonnes résolutions « commerciale » de 2024.

MES BONNES RÉSOLUTIONS

Crédit photo :  VAZHNIK, pexels

Et j’aimerai d’ailleurs terminer là-dessus, sur mes « bonnes résolutions professionnelles ». Ce concept m’agace prodigieusement, d’habitude. Mais pour 2024, j’ai envie de travailler deux axes d’amélioration, dans mon profil de journaliste-essayiste.
D’abord, augmenter ma lecture d’œuvres d’autrices. J’ai à cœur de les défendre, j’en ai lu bien trop peu en 2023, en ratant beaucoup d’albums. Je ne dis pas que j’aurai du parler de tous, mais le fait que je ne les voie pas me pose un problème. Cela fait de mes engagements en la matière, quelque chose de presque creux. Alors j’ai déjà commencé à repérer et lister les sorties du début d’année produites par des autrices, afin de leur accorder au moins un peu d’attention, voir de les travailler directement. Ce que j’ai commencé à mettre en pratique, avec deux interviews d’autrices internationales calées pour le festival d’Angoulême.
Et le second axe d’amélioration, concerne cette fois les éditeurs alternatifs. Je n’ai lu qu’une poignée de titres en 2023, des sorties de ces éditeurs placés en périphérie ou en marge du système d’édition industriel. Et je me coupe d’un secteur créatif bouillonnant, ce qui ne fait pas honneur à mes prétentions professionnelles. Alors là aussi, j’ai commencé à lister les sorties de ces « petits » éditeurs. Et mon premier article de 2024 sera consacré à l’un d’entre eux. Une pépite que je ne devais pas laisser passer.

MERCI POUR CE MOMENT

Voilà, il est temps de s’arrêter. Si vous avez tenu jusqu’ici en lisant les presque 2000 mots écris pour les deux articles, félicitation et merci.
Merci de me suivre sur le net, en festival, amicalement, professionnellement. Votre présence m’apporte beaucoup.
Et surtout merci à ma femme et mon fils qui supportent tous ces engagements au quotidien et qui m’aident à réussir ce vieux rêve que j’ai, de m’installer professionnellement et de manière durable dans le monde de la Bande Dessinée. Ca avance bien, on ne fait pas tout cela pour rien.

2023 : quelle bilan professionnel pour mon année de bande dessinée ?

Dernières heures pour l’année 2023 avant de faire place à 2024. Phrase un peu clichée, mais période propice à prendre le temps de tourner le dos sur les 365 jours écoulés. 2023 a été pour moi une année incroyable. Une année où des graines plantées depuis fort longtemps ont germé pour donner de beaux fruits. Je vous raconte.

L’AFFAIRE VIVÈS A AUSSI ÉTÉ UNE QUESTION PERSONNELLE

Pour être sincère, 2023 avait commencé de manière un peu amère. Par une brouille, autant amicale que professionnelle. Les conséquences de « l’affaire Vivès », l’illustration d’un fossé générationnel. Entre une génération pour qui la liberté est une valeur essentielle et une autre pour qui la responsabilité prime sur tout. Ce sont deux points de vue radicalement antagonistes et qui ont généré des troubles qu’il a fallu traiter avec beaucoup d’empathie. Affaire presque résolue à titre personnel mais qui a tout de même laissé quelques cicatrices.

LA ROUTINE D’UN JOURNALISTE BD, OU PRESQUE…

Yaneck Chareyre journaliste spécialisé Bande Dessinée Zoo le mag Zoo manga
Crédit photo : Guillaume Berthier pour Zoo le mag

Avant d’écrire sur le sujet qui a occupé mon année de manière centrale, j’évoque un ou deux sujets qui ont compté.

De manière moins événementielle, rappeler que je poursuis ma collaboration avec Zoo le mag. Je contribue toujours aux deux magazines ainsi qu’au site web. J’ai aussi défendu la marque lors de l’animation de rencontres aux festivals BD d’Amiens et Blois, ce qui est toujours appréciable.
Autre collaboration, mais pas reconduite celle-ci, j’ai passé le premier semestre 2023 sur les ondes de France Bleu Armorique, en tant que chroniqueur pour l’émission Culture-S. La grille nationale ayant été changé, l’émission n’a malheureusement pas connu de saison deux.

Yaneck Chareyre participation colloque 3RBDNA nouvelle économie de la bande dessinée
Crédit photo : Edmond Tourriol

Grosse nouveauté, ma contribution à un colloque universitaire en novembre dernier. Consacré à la nouvelle économie de la BD, il m’a vu faire une présentation sur le thème du Crowdfunding dans l’édition de Bande Dessinée en France. Autant vous dire que j’ai particulièrement stressé mais que j’ai profité de trois journées passionnantes que j’adorerais vivre à nouveau.

ÉCRIRE UN « VRAI LIVRE » SUR LA BANDE DESSINÉE

Mais vraiment, ce n’était pas le sujet central de mon année. Janvier 2023 était surtout le premier jour de six mois d’une intensité exceptionnelle. En plus de mon emploi temps plein, j’ai du mener l’écriture de 100 ans de Bande Dessinée, livre commandé par les éditions Larousse. Je me suis fixé le plan de bataille de ma vie. Jamais je n’avais travaillé avec autant de rigueur et d’organisation. Jamais je n’avais autant travaillé d’ailleurs. Ce fût l’exercice d’écriture le plus compliqué et le plus épuisant de ma vie. Rien de moins. Un article par jour ouvré, relecture le samedi, repos d’écriture le dimanche. Et cela pendant 24 semaines, sans faiblir. J’ai compris comment et pourquoi certains auteurs de BD ressortaient rincés au moment du rendu de leur album. Mais je n’avais pas le choix, je refusais de rendre en retard ce premier livre en pur texte. Il en allait de ma réputation future.
Juillet m’a vu reprendre pied dans ma maison et auprès de ma famille. Avant cela, même en week-end sur une petite île bretonne, j’étais en train d’écrire… Alors quand j’ai terminé les relectures au mois d’Août, quel sentiment de délivrance !

Mais n’allez pas croire un instant que je regrette quoi que ce soit. J’imaginais ce qui m’attendais. Mais je ne savais pas ce qu’il allait advenir ensuite. Disons que j’avais été prévenu par un collègue que j’avais interrogé au moment où Larousse m’avait sollicité. Un journaliste culture, en France, n’est pas grand-chose. Quand il écrit et publie un livre, il devient quelqu’un : un auteur. Avec ce livre, j’ai écrit autant de signes que je n’avais produit en 2022 pour tous les supports auxquels je contribuais. La production intellectuelle était là. Mais c’était de l’article, du podcast, de la chronique radio… Rien de noble, à priori. Rien d’aussi noble que l’écriture d’un livre.
Ce dernier trimestre a donc vu la sortie de 100 ans de Bande Dessinée et les premières invitations, les sollicitations médias, dans une ampleur que je n’avais pas espérée.

Yaneck Chareyre dédicace 100 ans de Bande Dessinée Larousse à Bulles de Jeux Meaux
Dédicace à Bulles de Jeux Meaux

Mais le plus fort, ce fût sans doute les réactions des gens autour de mois : de mes collègues de travail, de mes collègues journalistes… Je n’ai pas encore mes chiffres de vente, à l’heure où j’écris ces lignes. Mais j’ai vu des collègues, des gens que je connaissais peu, acheter deux ou trois livres, pour se les offrir et les offrir autour d’eux. C’est la force de Larousse.

100 ans de Bande Dessinée va être une expérience de luxe de laquelle je vais devoir vite me détacher. C’est la rencontre avec le « grand public ». J’ai écrit, ils ont produit, un livre qui peut rencontrer les gens qui ne sont pas des connaisseurs émérites. La proposition éditoriale était travaillée en ce sens.  La commercialisation a fait de même. J’ai été vendu à Carrefour et Auchan. J’étais présent dans la librairie du musée de la BD d’Angoulême, mais j’ai pu retrouver mon livre au Carrefour où je fais mes courses. Je pense que je ne suis pas prêt de bénéficier d’un tel dispositif à nouveau. J’ai donc un espoir pas fou du tout, vendre plus de 100 ans de Bande Dessinée, que je n’ai vendu de London Vénus. Et ce ne sera pas dur.

Yaneck Chareyre dédicace 100 ans de Bande Dessinée Larousse au stand Zoo le mag lors de BD Boum Blois 2023

LA DÉCEPTION DE MON ANNÉE 2023 EN TANT QUE SCÉNARISTE BD

Parce que London Vénus n’est déjà plus disponible à la vente. Moins de deux ans après sa sortie, le livre n’est plus disponible en version physique. Je l’ai découvert par hasard grâce à un libraire qui m’invitait en signature, mais j’avais cette information depuis longtemps en fait. Depuis le début d’année, quand mon relevé de droits d’auteurs avait signifié que nous avions vendu un peu plus de 900 exemplaires en 2022, mais que près de 1500 avaient déjà été détruits pour cause de retours. Sur un tirage à 3000, vous vous doutez qu’il ne restait plus grand-chose dans le commerce après ça. Intellectuellement, j’avais connaissance de ce mécanisme de destruction automatique. Mais maintenant je l’ai subi… Gaspillage écologique incroyable. Plutôt que de trier, on détruit. Et ce n’est pas spécifique à la BD, c’est propre au Livre en général et aux éditeurs industriels. C’est le jeu, mais la potion reste un peu amère. London Vénus, c’est du passé. Charge à moi de continuer à écrire l’avenir.

A noter quand même, l’invitation de l’IFPS Guillaume Régnier pour présenter l’album lors de la journée du 8 mars. Un exercice fort sympathique auprès d’un public forcément plus conscient des enjeux posés.

DE NOUVEAUX PROJETS D’ÉCRITURE SCÉNARISTIQUE

Et même côté scénarisation, quelques graines ont été semées.
Même si en premier lieu, j’ai du dire stop à un éditeur qui m’avait « optionné » un scénario, mais qui depuis un an, n’arrivait pas à conclure sa mise en production. Peut-être que nous travaillerons ensemble à l’avenir, peut-être que ce scénario trouvera une vie ailleurs. Ou même qu’il ne sortira jamais. Mais il faut savoir aller de l’avant et passer à autre chose. Si un projet n’est pas viable, il faut se le dire et le clore. On ne peut pas avancer sereinement avec des promesses.

Ceci étant fait, j’ai deux sujets en préparation. Une discussion de co-scénarisation d’une BD historique, avec un universitaire pointu sur son sujet. On va voir si on arrive à lui donner forme, ou bien s’il continue de son côté et moi du mien.
Mais surtout, j’ai été contacté par un dessinateur qui m’a proposé de travailler avec lui un projet jeunesse de sa conception. Ce fût une belle surprise que d’être recontacté après une collaboration qui n’avait pas pu se faire. Bon, un ange gardien veille sur nous (et pas au sens métaphorique) et explique pas mal cette prise de contact, mais j’ai été touché. Et j’espère que nous pourrons faire de son envie initiale un bon projet BD voir même une bonne BD jeunesse. D’ailleurs, une fois ce texte terminé, je pars écrire à ce sujet.

BILAN D’UNE ANNÉE PASSIONNANTE

Il y aura donc un avant et un après 2023, surtout si je cultive bien et récolte tout ce qui est en train de germer ou de pousser. Cet objectif qui est le mien, de prendre place professionnellement dans un art que j’adore et une industrie qui m’intéresse au plus haut point, commence à se structurer.
Il reste beaucoup de travail mais 2024 s’annonce très intéressante, comme l’article sur mes perspectives 2024 vous le montrera dès le 01 janvier…

Yaneck Chareyre Interview Gully pour 100 ans de Bande Dessinée Larousse
Interview avec Gully pour 100 ans de Bande Dessinée

Prix comics ACBD de la critique : le jury de l’édition 2023 a délibéré

Le prix comics ACBD de la critique revient pour une 5e édition et son jury s’est réuni en Août 2023 pour élaborer la sélection des cinq titres en lice.

Jury prix comics acbd 2023

C’est fait !

Pour la cinquième fois, le jury du prix comics ACBD de la critique s’est réuni pour élaborer la sélection des 5 titres soumis au vote des membres de l’association. Cette sélection sera dévoilée le 21 août prochain, pour trois semaines de votes et une remise du prix pendant le festival Quai des Bulles de Saint-Malo.

Les membres du jury du prix comics de la critique ACBD

Pour la seconde fois, le jury est composé des journalistes et critiques suivants :

Un jury ouvert à chaque membre de l’association ACBD qui souhaite l’intégrer.

Quel sens pour le prix comics de la critique ACBD ?

Comme à chaque édition, le jury examine les publications des douze derniers mois pour identifier les titres les plus exigeants et les plus ambitieux de la bande dessinée anglophone traduite en France. Cette année, ce sont plus de 65 titres qui ont été portés à la connaissance du jury par ses différents membres.
Des éditeurs français très variés ont été pris en compte. Evidemment, les trois principaux : Urban Comics, Panini Comics et Delcourt. Mais aussi de plus petits éditeurs spécialisés comme 404 Comics, Delirium ou Komics Initiative. De même, les titres traduits et proposés par des éditeurs généralistes comme Denoel Graphic, Futuropolis, Glénat ou Sarbacane ont pu être considérés.

Qui seront les prétendants à succéder à Monstres, de Barry Windsor-Smith publié chez Delcourt, Lauréat du prix 2022 ?

En tant que coordonnateur du prix, Yaneck Chareyre se tient évidemment à disposition de toute demande de communication.