Archives de l’auteur Yaneck Chareyre

ParYaneck Chareyre

Création du Prix Comics de la Critique ACBD

L’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée, à laquelle j’appartiens, a voté en assemblée générale, samedi 16 mars, la création du Prix Comics de la Critique ACBD.

Jusqu’à présent, l’association remettait le Grand Prix de la Critique, le Prix Québec ACBD, le Prix Jeunesse ACBD et le Prix Asie ACBD.
Il manquait jusque là de mettre en avant un pan majeur de la bande dessinée mondiale, celui qu’on appelle Comic-book. C’est désormais un manque corrigé.

Le prix Comics de la Critique ACBD récompensera un album de bande dessinée paru initialement en anglais, publié par un éditeur anglophone dans une zone culturelle liée aux comic-books et traduit en français pour la France. Ce titre, conformément à la politique de l’ACBD, portera une forte exigence narrative.

Le prix sera annoncé au début de l’été et remis lors de la Comic Con Paris.

J’aurai le plaisir et l’honneur de coordonner ce prix pour l’Association. Et nous espérons bien mettre en avant toute la diversité et la profondeur du monde des Comic-Books! Rendez-vous dans quelques mois…

ParYaneck Chareyre

Making-off : Le critique BD est-il un éditeur raté?

Il est de bon ton de blâmer les critiques et de leur nier toute créativité. Pour cela, il y a la fameuse phrase « le critique est un auteur raté », donc un frustré incapable de réaliser ce qu’il conteste. En écrivant mon article consacré au livre Et pourtant elles dansent, publié cette semaine sur le site 9eme Art.fr, je me suis perçu différemment. L’espace d’une critique, j’ai eu le sentiment de voir le potentiel d’un album, ce qu’il aurait pu être d’autre. Se pose donc une autre question : le critique serait-il un éditeur raté?

 

 

On dit du mal ou on se tait?

Mais avant de parler de cette perception « éditoriale », quelques mots sur l’aspect négatif de la critique en question. N’hésitez pas à passer lire la critique d’abord avant de lire cet article. D’une certaine façon, vous avez ici l’explication de texte.
Doit-on critiquer négativement un album? En sachant que sur 9eme Art, j’ai une critique par semaine, a quoi dois-je consacrer mon temps? A promouvoir un album coup de coeur qui sera en manque de visibilité ou à décrypter les faiblesses d’une Bande Dessinée que peut-être les gens n’iront pas acheter?

Habituellement, j’ai une réponse simple à cette question. Je n’ai pas beaucoup de temps, pas beaucoup d’articles, donc je défends plus que je ne dénonce. Seule exception à cette règle, quand un « grand » auteur installé livre un travail indigne, il me semble important que le lecteur en soit informé. Quand il y a manifestement tromperie sur la marchandise.

Subjectivité ou objectivité?

Mais donc, rien de tout cela avec Et pourtant elles dansent, signé chez un petit éditeur, par un auteur peu connu. Typiquement le genre de livres que je laisse poliment de côté habituellement quand ils ne me plaisent pas.
Mais notez bien que l’article n’est pas en mode « je n’aime pas, bouh c’est caca ». Je ne l’ai pas écrit pour exprimer une subjectivité mais bien pour mettre en avant des faits objectifs.


« Parce que l’objectivité tu y crois? », pourrez-vous me répondre. Et non, je n’y crois pas. Paradoxe?
Je crois en notre subjectivité totale, mais je crois aussi que dans un art, il y a des règles de créations, une grammaire, un vocabulaire, qui permettent d’identifier plus objectivement ce qui est réussi par rapport à ce qui est raté. La Bande Dessinée ne fait pas exception.

A la lecture de Et pourtant elles dansent, j’ai identifié des mécaniques qui ne me semblaient pas fonctionner correctement et qui auraient pu donner un tout autre album, plus efficace me semble-t-il. Mais ce faisant, ne suis-je pas en train de me prendre pour un éditeur?

Et si tu restais à ta place bonhomme?

C’est quoi un bon critique Bande Dessinée? Pour moi, il doit rassembler deux qualités complémentaires : une bonne connaissance de l’art dont il parle tant sur la technique que sur le « background » de cet univers; une réelle capacité à transmettre des émotions par rapport à sa propre lecture.
Ces connaissances peuvent être empiriques, il n’est pas besoin nécessairement d’avoir produit pour comprendre. Et il y a deux types de producteurs sur un album de Bande Dessinée. Il y a les auteurs, mais il y a aussi l’éditeur. Qui, normalement, ne doit pas être inutile dans le processus créatif.

A quoi ça sert un éditeur? Je parle bien sûr de la personne, pas de la structure éditoriale. Un éditeur (ou une éditrice), ça doit pouvoir percevoir le potentiel d’une oeuvre alors qu’elle n’est que projet. A chaque étape du processus créatif, il doit pouvoir guider les auteurs pour leur permettre de réaliser le meilleur travail possible. Quitte à les chambouler, à les sortir de leur zone de confort. Un éditeur n’est pas, me semble-t-il, simplement le servant des auteurs (même s’il est aussi là pour leur faciliter le travail).

Et donc oui, en lisant l’album publié par Des ronds dans l’O, je voyais, au fil des pages, les promesses éditoriales qui m’avaient été faites et qui n’avaient pas été tenues. Se dessinait peu à peu dans ma tête, des propositions techniques qui auraient permis d’apporter plus de souffle, de corriger des défauts intrinsèques à la direction choisie par l’auteur (le reportage bd, pour être clair).
Je connais bien et j’apprécie Marie Moinard, l’éditrice de Des ronds dans l’O, qui se bat pour faire vivre un catalogue au fond extrêmement pertinent. Mais face à ce manque perçu, ressenti, j’ai eu envie d’écrire. Il y avait des questionnements objectifs à proposer au lecteur et pas simplement une critique basique et sentimentale.

 

 

Alors j’y suis allé, j’ai fait mon pseudo-éditeur.  Editeur raté, je ne sais pas, je n’ai jamais essayé de l’être (commençons par devenir auteur, ce qui va très rapidement se produire, maintenant). Mais pour une fois, j’ai eu envie de partager avec le lecteur une compréhension technique. Désolé pour l’auteur, Vincent Djinda, qui se retrouve en sujet d’étude. J’espère au moins ne pas avoir été injuste à son égard. En tous cas, clairement, je n’aurai pas été « sympa ».
Mais est-ce le rôle d’un journaliste-critique?

 

ParYaneck Chareyre

Mon année Bande Dessinée 2018

Une année de Bande Dessinée se termine…

Nous voilà fin décembre, les bandes dessinées cessent d’arriver sur les étals pour attendre gentiment Noël que s’achètent les derniers cadeaux. On rappellera que la BD est l’un des principaux cadeaux fait pendant l’année selon les dernières études GHK. Il est donc temps de vous proposer un petit état des lieux de ce que j’ai pu lire en cette année 2018. Prêts? On va décortiquer ça sous différents angles.

200 bandes dessinées, manga et comics lus

En comptant seulement les sorties 2018, j’ai lu au moins 200 titres différents (je pense que j’ai oublié d’en recenser). Je ne vous compte pas là dedans, tous les titres que j’ai lu sortis les années précédentes (129 rien que depuis le 1er août). Ou même ceux de 2019, car oui, j’ai déjà lu 4 titres à sortir en janvier. Faut bien préparer les articles de Zoo.

Alors, décryptons un peu ces deux cents titres.
Dedans, on compte 116 BD franco-belges, 61 comics et 21 manga (plus deux titres para-bd). Clairement, c’est sur le Japon qu’il faut que je progresse. Mais j’écris moins sur ces œuvres là, pour publication, ce qui fait que j’ai moins légitimement accès aux titres en question auprès des éditeurs. Ca dépend beaucoup de ce que j’achète ou emprunte en bibliothèque.
200 bandes dessinées, j’ai conscience que c’est énorme. Mais je suis certain que pas mal de mes petits camarades qui écrivent critiques et chroniques sur le web font encore mieux. Pas sûr que je fasse aussi bien en 2019, challenge lancé!

Sur cette sélection, notez que j’ai lu 56 éditeurs différents. Ca, c’est un de mes chevaux de bataille, promouvoir et connaître la diversité de la production sur le territoire français. Evidemment, l’éditeur que j’ai le plus lu, c’est un gros, puisque c’est Glénat. A leur avantage, ils proposent comic-book, manga et bande dessinée franco-belge. On revient donc rapidement à eux quand, comme moi, on lit de tout. Delcourt vient en second, Futuropolis en troisième. Urban Comics et Panini (comics et manga) viennent compléter ce top 5 éditeur.

Pour découvrir mon top 9 global, passez sur mon compte Instagram, je vous ai fait la sélection là-bas.
Je vais donc, ici, vous proposer quelques sélections plus thématiques. Je ne m’étends pas sur les titres, pour la plupart, vous aurez retrouvé mes critiques dans Zoo, Gnapp ou sur mon compte Instagram.

Top 5 Manga

Allez, c’est pas parce que j’en ai moins lu que je vais pas vous partager mes coups de coeur.

Top 1 : La virginité passé trente ans, d’Atsuhiko Nakamura et Bargain Sakuraichi, publié en France par Akata.
Cette plongée dans les marges de la société japonaise est juste passionnante. Avec un dessin grotesque qui crée une grosse distance avec les personnes présentée, c’est juste une belle alliance fond/ forme.

Top 2 : L’atelier des sorciers (trois tomes en 2018), de Kamome Shirahama, chez Pika.
Pour la grâce du dessin, pour l’originalité du concept de la magie dans ce monde. On est bien, dans L’atelier des sorciers. Je sauterai sur le tome 4 dès sa sortie en janvier.

Top 3 : To your eternity (9 tomes publiés, 4 en 2018), de Yoshitoki Oima, chez Pika.
Je suis un peu en retard sur cette série, puisque je viens juste de lire le tome 5, le premier publié cette année. Pourtant, le personnage principal totalement atypique de cette série a su capter mon attention et je compte bien rattraper mon retard pour finir les tomes VF de  cette série en 2019.

Top 4 : Blue Giant (3 tomes sortis en 2018), par Shinichi Ishizuka, chez Glénat.
Je n’ai lu que le premier tome, je dois le confesser. Mais j’ai vraiment été séduit par la façon choisie par Ishizuka pour donner à voir le son, la musique. Il se dégage de ses planches une vraie impression de puissance sonore. J’ai vraiment envie de lire la suite.

Top 5 : Magical Girl Holy shit (2 tomes en 2018), par Souryu, chez Akata.
La collection WTF d’Akata est un vrai bonheur, un concentré de n’importe quoi. Et là, quand un mangaka décide de traiter à l’acide la figure des Magical Girls, de Sailor Moon, c’est juste jubilatoire. A ne pas mettre entre toutes les mains, mais délire trash garanti !

Top 5 Comic-Book

Grands écarts dans cette catégorie, recoupant TOUTE la bd américaine.

Top 1 : Moi ce que j’aime c’est les monstres, par Emil Ferris, chez Monsieur Toussaint l’Ouverture.
La meilleure bd de l’année à mes yeux. C’est l’album qui, cette année, incarne le mieux tout le potentiel du 9e art. Rien de moins. Alors certes, il n’est pas si évident que cela à prendre en main, il demande de s’accrocher un peu au début, de prendre son temps pour le lire. Mais vous ne le regretterez pas.

Top 2 : Batman White Knight, par Sean Murphy, chez Urban Comics.
Un Batman qui se lit sans avoir besoin de tout connaître du personnage. Un Batman des années 2010/2020. Des références à Occupy Wall Street, au populisme. Des dessins qui pètent les pages. Franchement, même s’il aurait pu faire ENCORE MIEUX, il est déjà énorme, ce comic book.

Top 3 : Silver Surfer Parabole, par Stan Lee et Moebius, chez Panini Comics.
Réédition cette année de cet ouvrage magnifique. Comme ça faisait un bail qu’il n’était plus trouvable, autant le remettre sous le feu des projecteurs. Parce que vraiment, ces deux monstres sacrés ont fait un excellent boulot avec un personnage qui convenait à merveille à Moebius. Alors ne boudons pas notre plaisir.

Top 4 : X-Men Grand Design tome 1, par Ed Piskor, chez Panini Comics.
Sorti en fin d’année, trop tard pour les sélections, j’annonce, ce titre fera du bruit dans les sélections de l’année prochaine! Parce que réussir comme Piskor le fait, à créer une cohérence historique dans le bazar des X-Men des premières années de publication, c’est juste énorme. Avec un dessin old school parfaitement adapté, c’est vraiment un superbe hommage aux créations de Stan Lee et Jack Kirby.

Top 5 : X-O Manowar tome 2, par Matt Kindt, Ariel Olivetti (collectif), chez Bliss Comics.
Voici une série peu connue, pourtant écrit avec une grande intelligence. X-O Manowar est un personnage un peu ancien du catalogue Valiant, mais cette nouvelle série s’appréhende sans difficulté. Tout ce qu’il y a à savoir c’est que le héros est un Wisigoth, qui a trouvé une armure alien et s’est retrouvé doté de pouvoirs avant de passer plusieurs siècle dans l’espace. On a là une superbe histoire d’un paria arrivé sur une planète étrangère qui part d’esclave pour en devenir Empereur. Cette fresque d’aventure et de politique est très bien écrite, ne la ratez pas !

Top 5 BD Jeunesse

A noter, pour ceux qui suivent, que cette sélection ne correspond pas exactement à mes votes pour le prix jeunesse ACBD. Celui-ci contient certaines limitations que je ne me donne pas moi. Mon pool de titres potentiels est donc plus large que celui de l’association.

Top 1 : Elma une vie d’ours tome 1, par Ingrid Chabert et Léa Mazé, aux éditions Dargaud.
Mon chouchou jeunesse de l’année. Parce qu’il met en scène une belle famille recomposée, une relation père/fille touchante et qu’il sème un fond de tristesse particulièrement touchant. Sans parler du dessin dynamique, malin et inventif. Bref, le tome 2 arrive au printemps et c’est tant mieux!

Top 2 : Les Campbell tome 5, par José Luis Munuera, chez Dupuis.
Fin de série pour Les Campbell. Et franchement, en aventure intelligente et sensible, on est au top. Le dessin de Munuera, je n’en parle pas, c’est juste du bonheur. Un must have de tout public Dupuis. Mais sur le fond, j’ai surtout aimé une fin vraiment inattendue, qui ne prend pas les gamins pour des idiots et ne les prive pas des difficultés de la vie.

Top 3 : Kong Kong, par Vincent Villeminot et Yann Autret, chez Casterman.
Quand les bédéastes mêlent enfance et imaginaire, moi, je réponds toujours présent. Kong Kong, ce sont deux gamins qui jouent avec un singe géant au dessus de leur immeuble. Alors bon, moi, je fonds, tout simplement. Surtout avec un petit garçon sentimental et une petite fille forte.

Top 4 : Le secret de Zara, par Fred Bernard et Benjamin Flao, publié par Delcourt.
Une très belle ode à la créativité artistique des enfants, au fait de leur permettre d’exprimer ça, de les laisser s’épanouir. Benjamin Flao, qu’on connait plus sur des « romans graphiques », fait là un travail de dessin inspiré et poétique.

Top 5 : Les Nombrils tome 8, par Maryse Dubuc et Delaf, chez Dupuis.
La meilleure bd québécoise de l’année? A savoir, une bd grand public qui continue de tromper son monde en faisant mine d’offrir une bd légère et pouffe, mais qui possède une vraie profondeur et une énorme capacité à se renouveler. La bd qui déménage, ce sont les Nombrils!

Top 5 One-shot franco-belge

Allez, on parle romans graphiques, one-shot, albums uniques… Mais que du francophone.

Top 1 : Le coeur des amazones, par Géraldine Bindi et Christian Rossi, chez Casterman.
Fresque épique, féministe, peplum extrêmement humain et dessins à tomber par terre. Non, vraiment, il n’y a rien à jeter dans cette oeuvre.

Top 2 : The end, par Zep, chez Rue de Sèvres.
The end est sans doute l’album le plus passé inaperçu dans les sélections de fin d’année, je ne comprends pas pourquoi. Sur un sujet totalement d’actualité, Zep livre une histoire profonde et marquante, qui fait extrêmement réfléchir sur notre place dans le monde. Découpage, dessin, tout est bon. Alors, trop désespéré pour satisfaire les lecteurs?

Top 3 : Animabilis, par Thierry Murat, chez Futuropolis.
Lui aussi passé en discrétion sur cette fin d’année, alors que l’album est juste sublime. Murat, c’est une oeuvre cohérente à chaque album, qui ne donne jamais l’impression de se répéter. Oui, il faut prendre son temps, il faut savourer ce rythme décalé et inhabituel. Mais qu’est-ce que c’est bon…

Top 4 : Edmond, par Léonard Chemineau, chez Rue de Sèvres.
Edmond, c’est un peu le « Nombrils » des romans graphiques. Trop joyeux et beau et emporté pour être pris au sérieux, alors que toutes les qualités sont là pour en faire un des meilleurs albums de l’année. Faire aimer un classique de la littérature en bd, il faut le faire et Chemineau y parvient avec brio. Profond et enlevé, jamais chiant, toujours réjouissant. Foncez!

Top 5 : Les filles de Salem, par Thomas Gilbert, chez Dargaud.
Grosse lecture historique et féministe, cet album a été une des claques de fin d’année pour moi. Thomas Gilbert crache à la face des religieux et de la façon dont ils exercent le « re-ligare », comment ils font tenir des communautés par la peur et la détestation de l’autre. Acide, violent, percutant, indispensable!

 

Top 5 Série franco-belge

Top 1 : L’odyssée d’Hakim tome 1, par Fabien Toulmé chez Delcourt.
LA bande dessinée utile de cette année 2018. Celle qui donne à voir ce que sont réellement les migrants et notamment les syriens : des gens comme nous, qui vivent des conditions de vie lamentable à cause de la guerre et à cause de la façon dont on les traite. Faites tourner cette bd, elle rendra pas mal de gens moins cons.

Top 2 : Les ogres-dieux tome 3, par Hubert et Bertrand Gatignol, chez Soleil.
La plus grosse et impressionnante fresque de Fantasy actuellement en BD. Juste. Et ce tome  ne fait que confirmer le travail de dingue des deux artistes. Un album passionnant, un objet sublime. Quel travail de dingue!

Top 3 : Le Troisième testament Julius tome 5, par Alex Alice et Timothée Montaigne, chez Glénat.
Fin de série pour la série dérivée du Troisième Testament. Elle aura permis de révéler définitivement l’excellent dessinateur Timothée Montaigne qui livre des planches ahurissantes. Du grand spectacle en BD. Et franchement, Alice au scénario fini superbement le prequel de sa série scénarisée par Dorison. Classique, grand publique, mais juste au top!

Top 4 : Face au mur tome 2, par Laurent Astier, chez Casterman.
Un peu de polar, ça ne nuit pas! Et celui de Laurent Astier est intelligent dans sa construction parfaitement maîtrisé dans son dessin. En voilà un qui aurait du faire partie de la sélection polar à Angoulême. Ce n’est pas le cas, je ne comprends pas pourquoi…

Top 5 : Le pouvoir des innocents cycle 2 tome 5, par Luc Brunschwig et Laurent Hirn, chez Futuropolis.
Fin de série là aussi, ou du moins de cycle, mais comme on change ensuite les personnages, disons fin de série. Et aucun doute sur le travail des deux artistes. C’est cohérent, c’est passionné, torturé et ça donne juste envie de relire le cycle 1 et de vite revenir au cycle 3 en mars. Du Thriller de très haute qualité.

ParYaneck Chareyre

Making off : Critique Sous la maison

Depuis aujourd’hui, vous pouvez lire sur le site 9eme Art.fr, ma critique de l’album Sous la maison, oeuvre du canadien Jesse Jacobs publiée en France par Tanibis.
Laissez-moi vous raconter rapidement comment j’ai choisi cet album.

Depuis une année, j’essaye de développer ma sensibilité aux « petits éditeurs », voir aux « tout petits ». Bref, j’essaye d’être attentif à ce qui sort des grosses cavaleries, des grosses productions made in Dupuis, Soleil ou Glénat. Une façon de corriger un manque dans ma connaissance du milieu de la BD en France.

Pendant le dernier festival BD Boum de Blois, j’ai participé à un évènement « privé », des rencontres spécialement organisées entre plusieurs éditeurs et les membres de l’Association des Critiques et Journalistes de Bande Dessinée, à laquelle j’appartiens. Consignes simples, des tables avec un éditeur derrière, des journalistes qui passent une dizaine de minutes avec eux et se font présenter le programme de l’année 2019. Un moment intense pour eux comme pour nous, à partir du moment où l’on joue le jeu de s’intéresser à ce qu’ils ou elles proposent.

Pour cette première participation, j’ai décidé de jouer le jeu à fond, me dirigeant vers les éditeurs disponibles quand moi je l’étais, sans stratégie. J’ai donc favorisé les rencontres.
Claude, éditeur de Tanibis était là. Je ne connaissais pas du tout cette maison d’édition qui, de son aveu, doit sortir 4 albums par an. Ils venaient de se voir sélectionner un album à Angoulême (voir la sélection FIBD 2019), mais j’étais totalement passé à côté. Je me suis donc fait présenter leur catalogue et les prochains titres.
Ce furent de superbes découvertes. Pas forcément faciles, mais super enthousiasmantes.

J’ai notamment fait la « rencontre » de l’oeuvre de Paul Kirchner, un auteur américain de ComiX (bd indépendante underground), qui m’a tellement fait envie que je suis passé acheter le lendemain un des albums sur le stand (retrouvez ma chronique sur mon compte Instagram). Et puis il y avait Sous la maison… Que j’ai feuilleté pendant que l’éditeur me parlait, et qui m’a littéralement hypnotisé. Un petit éditeur, un album peu connu et pourtant sélectionné à Angoulême, j’ai rapidement assemblé tout ça dans ma tête. Il me fallait proposer à la rédactrice en chef de 9e Art, de traiter ce bouquin particulier.

Coup de chance, elle a approuvé sans retenue. Alors oui, je bosse surtout sur de petits éditeurs pour l’instant pour ce site. Mais pour la fin d’année, je me réserve quelques gros titres bien bankable pour compenser. N’empêche, quelle sacrée découverte, je ne regrette pas.

A bientôt.

ParYaneck Chareyre

Comics’s Girl Power #2 : Mères modèles, mères indignes

Comics’ Girl Power, l’émission qui veut redonner de la visibilité aux femmes du comic book, est de retour pour un deuxième opus.

Cette fois-ci, nous parlons des figures maternelles dans la bd américaine. Et comme il y avait beaucoup à dire, ce sont deux vidéos qui sont proposées sur ce thème.

ParYaneck Chareyre

Déplacement à BD Boum Blois

Bonjour à toutes et à tous.

Vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 novembre, j’aurai le plaisir de me rendre au festival bd BD Boum, à Blois.

Au programme, débats de l’ACBD sur le futur Grand Prix 2018 de la Critique, « speed-dating » journalistique avec des éditeurs BD et rencontres avec autrices et auteurs.

Un petit reportage en direct sur mon compte Instagram, ça vous dirait?

En tous cas n’hésitez pas à me signaler votre présence pour qu’on prenne le temps de discuter en live…

 

Yaneck Chareyre

ParYaneck Chareyre

Zoo #68 : les articles et critiques de Yaneck Chareyre

Bonjour à toutes et à tous.

Cette semaine est sorti le nouveau numéro du magazine Zoo au sein duquel je suis journaliste et critique. Cliquez ICI pour lire le journal en ligne.

J’ai donc le plaisir de vous proposer des articles sur Zombillenium tome 4, Les nombrils tome 8, X-Men Grand Design, Inhumains : Tour d’Ivoire, Batman White Knight et Animabilis. Une sélection riche et variée, à l’image d’un magazine que je vous recommande de lire car son équipe monte en puissance de numéro en numéro cette année.

 

Bonne lecture.

Yaneck Chareyre

ParYaneck Chareyre

Comics’ Girl Power #1 : La scénariste qui n’aimait pas les réfrigérateurs !

Comics’ Girl Power, c’est le rendez-vous mensuel vidéo proposé par Yaneck Chareyre sur sa chaîne YouTube BAYDAY TUBE.

 

Comics’ Girl Power est une émission qui veut donner à voir et à comprendre la place des femmes dans la bande dessinée américaine.

Son premier numéro est consacrée à une scénariste engagée, Gail Simone, à l’occasion de sa venue au ComicCon Paris.

Prochain rendez-vous en novembre avec DEUX vidéos, consacrées aux mères dans le comicbook.

 

Yaneck Chareyre

 

ParYaneck Chareyre

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